Les cellules de Schwann transplantées migrent, remyélinisent et favorisent la récupération d’animaux atteints de sclérose en plaques



Publié le Mercredi 12 mars 2014

La sclérose en plaques (SEP) se caractérise par des épisodes répétés de démyélinisation inflammatoire entraînant la formation de plaques démyélinisées de façon persistante.

Promouvoir une rémyélinisation par transplantation de cellules myélinisantes dans le système nerveux central pourrait être bénéfique. Restent à définir le type de cellules à utiliser et le meilleur moyen d’administration.

Vu leur éventail de propriétés, les cellules de Schwann, cellules myélinisantes du système nerveux périphérique, représentent des candidats intéressants pour traiter la SEP par thérapie cellulaire. Elles sont en effet capables de se multiplier en laboratoire, de rémyéliniser des lésions de la myéline, de restaurer un influx nerveux et de promouvoir une récupération fonctionnelle. Leur transplantation comme stratégie thérapeutique pour la SEP et d’autres maladies démyélinisantes du cerveau est actuellement débattue. Quoiqu’il en soit, ces cellules devront non seulement survivre, mais aussi remyéliniser les nerfs touchés dans le système nerveux central exposé à une inflammation chronique.

Pour répondre à cette question, le laboratoire du Dr Baron-van Evercooren a étudié le devenir de cellules de Schwann greffées chez des rats souffrant de SEP. Les cellules transplantées sont capables de survivre, mais aussi de migrer, afin de rémyéliniser des lésions du cerveau soumis à une inflammation. L’injection des cellules directement dans la moelle épinière s’avère plus efficace qu’une administration dans le liquide céphalorachidien.

Néanmoins, quelque soit le mode d’administration choisi, la transplantation des cellules de Schwann résulte en une réduction importante de la mortalité chez ce modèle animal de la sclérose en plaques.

Maladie : Sclérose en plaques
Modèle expérimental : Rat présentant une encéphalomyélite allergique expérimentale, modèle animal de la sclérose en plaques
Type d’étude : Approche thérapeutique
Laboratoire : Dr Anne Baron-Van Evercooren, Centre de Recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, Paris, France
Financement : ELA

Source : V. Zujovic, C. Doucerain, A. Hidalgo, C. Bachelin, F. Lachapelle, R. Weissert, C. Stadelmann, C. Linington, A. Baron-Van Evercooren. Exogenous schwann cells migrate, remyelinate and promote clinical recovery in experimental auto-immune encephalomyelitis. PLoS One. 2012, 7(9):e42667.

Veille scientifique assurée en partenariat avec l’INIST-CNRS, Institut de l’Information Scientifique et Technique

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