Le facteur nucléaire NFIA inhibe la réparation de la substance blanche lésée



Publié le Mercredi 10 avril 2013

La  myéline  enveloppe  les  axones  et  facilite  la  conduction  de  l’influx  nerveux.  Elle  est produite par les cellules de la myéline matures et est composée de plusieurs protéines, notamment la protéine basique de la myéline (MBP), la protéolipoprotéine (PLP) et la glycoprotéine associée à la myéline (MAG).

Suite à des lésions de la substance blanche comme l’infirmité motrice cérébrale chez l’enfant ou à des troubles démyélinisants comme la sclérose en plaques chez l’adulte, la perte de la myéline entraîne une diminution de l’activité et de la survie des neurones. Dans ces pathologies, la régénération de la myéline est inhibée à cause d’un défaut dans la différenciation des cellules précurseurs de cellules de la myéline en oligodendrocytes matures, les cellules de la myéline. Cependant, les facteurs de régulation impliqués dans les maladies de la myéline et dans la régénération de myéline restent peu compris.

Ces travaux étudient le rôle du facteur NFIA dans la différenciation des cellules de la myéline pendant la myélinisation au cours du développement et pendant la remyélinisation.

Lors du développement de la souris, le facteur NFIA s’exprime au niveau des cellules précurseurs d’oligodendrocytes mais est absent des cellules matures. Chez l’adulte, l’analyse des lésions de la substance blanche chez des malades atteints de sclérose en plaques révèle la même observation. Via un effet direct sur l’expression des gènes codant pour les protéines de la myéline, le facteur NFIA peut arrêter la différenciation des cellules précurseurs pendant la remyélinisation de l’adulte et le développement de la souris.

Ces travaux suggèrent que le facteur NFIA participe au contrôle de la différenciation des cellules précurseurs de cellules de la myéline et pourrait contribuer à l’inhibition de la remyélinisation observée dans les maladies de la myéline chez l’homme. Une meilleure compréhension du contrôle de l’expression du facteur NFIA dans les cellules précurseurs devrait conduire à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques.

Type d’étude : biologie de la myéline.
Modèle expérimental : modèle de souris démyélinisée expérimentalement par injection de lysolécithine ; tissu post-mortem de  patients atteints de sclérose en plaques.
Laboratoire : Dr Benjamin Deneen, centre de thérapie génique et cellulaire, Faculté de Médecine Baylor, Houston (TX), Etats-Unis.

Source : S.P. Fancy, S.M. Glasgow, M. Finley, D.H. Rowitch, B. Deneen. Evidence that nuclear factor IA inhibits repair after white matter injury. Ann Neurol. 2012, 72(2):224-33.

Veille scientifique assurée en partenariat avec l’INIST-CNRS, Institut de l’Information Scientifique et Technique

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