Activation de la réponse au stress cellulaire par des petites molécules



Publié le Mercredi 26 février 2014

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De petites molécules présentant des fonctions différentes semblent agir de façon semblable dans un large spectre de maladies génétiques laissant suggérer qu’elles induiraient les mêmes mécanismes cellulaires. Ces médicaments sont le 4-phénylbutyrate, la trichostatine A, l’hydroxyurée et le sulforaphane.

Lors d’une étude précédente, le laboratoire du Dr Smith a mis en évidence la normalisation des taux élevés d’acides gras à très longues chaînes caractéristiques de l’adrénoleucodystrophie (ALD) après traitement de cellules de peau de patients ALD et de souris malades par le 4-phénylbutyrate et la trichostatine A.

Dans cette nouvelle étude, le 4-phénylbutyrate, la trichostatine A, l’hydroxyurée et le sulforaphane,  testés sur des cellules de peau de sujets sains ou de patients ALD, induisent :

  1. la fabrication de nouvelles mitochondries, ces structures spécialisées de la cellule permettant de récupérer et stocker l’énergie,
  2. la prolifération de peroxysomes, ces éléments de la cellule impliqués dans la dégradation des acides gras à très longues chaînes,
  3. une réponse au stress cellulaire, connue pour protéger contre les dommages, favoriser la survie des cellules et restaurer l’équilibre dans la cellule.

Cette activation de la réponse au stress cellulaire à des doses non toxiques, suivie d’un retour à l’équilibre dans la cellule, aurait un effet bénéfique sur le stress métabolique lié à la maladie en corrigeant les anomalies cellulaires sans pour autant cibler le gène responsable de la maladie.

Des thérapies modulant la réponse au stress cellulaire pourraient s’avérer utiles pour des pathologies liées à des troubles mitochondriaux ou peroxysomaux comme dans l’adrénoleucodystrophie, mais aussi pour des maladies liées à l’âge ou des maladies complexes dont la cause génétique reste inconnue.

Maladie : Adrénoleucodystrophie
Modèle expérimental : Cellules de peau issues de patients
Type d’étude : Approche thérapeutique
Laboratoire : Dr Kirby D. Smith, Institut de Médecine Génétique McKusick-Nathans, Université Johns Hopkins, Baltimore (MD), Etats-Unis

Source : R.D. Brose, G. Shin, M.C. McGuinness, T. Schneidereith, S. Purvis, G.X. Dong, J. Keefer, F. Spencer, K.D Smith. Activation of the stress proteome as a mechanism for small molecule therapeutics. Hum Mol Genet. 2012, 21(19):4237-52.

Veille scientifique assurée en partenariat avec l’INIST-CNRS, Institut de l’Information Scientifique et Technique

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