Zoom sur Léa François



Publié le Lundi 8 juillet 2013

Actrice pétillante et sensible, Léa François est capable d’interpréter tous les rôles à la télévision comme au théâtre. Le personnage de Barbara, une jeune fille rebelle qu’elle campe avec brio dans la série télévisée “Plus belle la vie” diffusée sur France 3, est celui qui l’a révélée au grand public. Mais son rôle le plus emblématique est assurément celui de marraine d’ELA. Car lorsqu’il s’agit de défendre les causes qui lui tiennent à coeur, au premier rang desquelles la lutte contre les leucodystrophies, la belle ne joue plus la comédie. Rencontre.

Racontez-nous votre premier contact avec ELA ?

Il y a maintenant quatre ans, Marwan Berreni et Dounia Coesens, tous deux comédiens dans la série “Plus belle la vie”, m’ont invitée à participer à un  événement organisé au profit d’ELA. Passer du temps avec l’équipe de l’association m’a fait prendre conscience du bouleversement qu’occasionne une  telle maladie dans la vie quotidienne. On m’a très bien expliqué les choses. J’ai eu l’impression d’être accueillie dans une grande famille !

Vous rencontrez régulièrement les familles d’ELA. Quel moment particulier vous a le plus marqué aux côtés de l’association ?

Lors d’un week-end caritatif à l’Alpe d’Huez en faveur d’ELA, j’ai fait la connaissance de Joseph, un bébé atteint d’une leucodystrophie, et de ses parents. Ils ont pris le temps de m’expliquer la façon dont ils ont vécu l’annonce du diagnostic, mais aussi comment se déroule leur quotidien. J’ai eu l’opportunité de leur poser plein de questions sans tabou. C’était ma première rencontre avec une famille d’ELA et je l’ai trouvée extraordinaire !

Que vous inspire le combat contre la maladie que mènent les familles au quotidien ?

IMG_8043Je trouve qu’elles se battent comme de véritables guerriers ! Elles m’inspirent profondément. Etre à leur contact me permet de relativiser mes petits  soucis. Alors la moindre des choses que je puisse faire en retour, c’est de leur donner un peu de mon temps. Et je vous assure que ce n’est vraiment pas grand-chose comparativement au travail réalisé par l’association et tous les bénévoles !

Vous en avez été témoin, la plus grosse mobilisation en faveur d’ELA, par le biais de l’opération “Mets tes baskets et bats la maladie”, se passe dans les écoles. Quel effet cela vous fait-il de voir autant de jeunes s’investir pour la bonne cause ?

C’est touchant de voir autant d’enfants se mobiliser. D’autant plus qu’ils le font de manière spontanée ! L’école est un lieu hautement symbolique pour transmettre des valeurs de solidarité. C’est l’endroit idéal pour apprendre ce qu’est la différence, la maladie et le handicap. Ils peuvent ainsi se rendre compte de la chance qu’ils ont d’être en bonne santé. À plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion de lire la dictée ELA devant des élèves. Et j’ai été agréablement surprise par les échanges que j’ai pu avoir avec eux. J’ai constaté qu’ils n’hésitent pas à poser des questions et s’intéressent vraiment à la cause pour laquelle ils se mobilisent. J’ai le sentiment qu’ils arrivent parfaitement à cerner les tenants et les aboutissants de la maladie et les objectifs de l’association. Et, en général, les enseignants font un beau travail de sensibilisation.

Dans la grande famille de “Plus belle la vie”, vous êtes nombreux à soutenir ELA. Vous faites même partie des comédiens qui revendiquent spontanément leur engagement auprès de l’association dès qu’ils le peuvent. Vous sentez-vous investie d’une mission de sensibilisation auprès de vos fans et des médias ?

IMG_8138En tant que marraine d’ELA, je prends mon rôle très à cœur. C’est un plaisir plus qu’un devoir ! Si la notoriété de “Plus belle la vie” peut permettre aux téléspectateurs qui nous suivent d’entendre parler du combat d’ELA, alors j’en suis heureuse. Car c’est très facile pour nous de glisser une petite phrase
sur l’association à nos fans ou aux journalistes en interview. Et on ne sait jamais : le fait même de parler de la maladie peut permettre de générer des
dons et, donc, de faire avancer la recherche sur les leucodystrophies. Le moindre euro est précieux !

 

 

Avez-vous conscience du bonheur que vous procurez aux familles lorsque vous offrez un peu de votre temps et de votre bonne humeur ?

Quand je vois un grand sourire se dessiner sur le visage d’un enfant qui me reconnaît, je me dis que ma modeste participation lui aura peut-être donné une petite bouffée d’oxygène supplémentaire. Je crois que les familles sont contentes de voir qu’on ne les oublie pas. Lorsqu’on les retrouve chaque année sur des événements caritatifs ou lors de l’Assemblée Générale, il me semble qu’elles apprécient qu’on prenne de leurs nouvelles, qu’on s’intéresse aux progrès de la recherche et qu’on participe à la collecte de dons. Le plus important, selon moi, c’est de passer leur faire un petit coucou pour leur dire qu’on est là et qu’on ne les lâche pas.

Pour finir, un mot sur votre actualité ?

À la télévision, je continue les tournages de “Plus belle la vie” à Marseille tout au long de l’année. Cela me prend beaucoup de temps, mais j’essaie autant que possible de me rendre disponible pour ELA. Au théâtre, je viens de terminer une tournée avec la pièce “Le club des célibataires” de Françoise Royes aux côtés de Franck Borde et de Willy Liechty, également parrains d’ELA. Et j’ai des pistes pour retourner sur les planches prochainement. Affaire à suivre…