Membre d’honneur d’ELA, Sophie Thalmann, miss au grand coeur, accompagne fidèlement l’association depuis 1998.



Publié le Lundi 19 novembre 2012

Thalmann_Sophie

Quel a été votre 1er contact avec ELA ?

Tout est né d’une très belle rencontre, peu de temps après mon élection à Miss France, quand j’ai donné le coup d’envoi d’un match de la coupe du monde au Stade de France en compagnie de Jérémie, un enfant malheureusement déjà très malade. J’étais jeune, j’étais impressionnée par le Stade, au milieu de tout ce public et je tenais la main de Jérémie ; je me demandais ce qui se passait dans sa tête à lui, il devait être encore plus intimidé  que moi ! J’ai correspondu beaucoup avec sa maman par la suite, jusqu’au jour où j’ai malheureusement appris son décès. J’étais très touchée par cette injustice et quand la maman m’a dit qu’ELA avait besoin de parrains, je n’ai pas hésité. J’ai également rencontré Guy Alba et toute l’équipe et puis l’association est basée  à Nancy, c’est ma région. Tout ça me semblait normal.

 

Comment définissez-vous votre engagement aux côtés d’ELA ?

Maintenant je considère que ça fait partie de ma vie. Depuis 15 ans ELA est une autre famille pour moi et j’ai l’impression de me battre au quotidien aux côtés de l’association…

 

Quel moment retenez-vous parmi toutes les rencontres avec ELA ?

Il y en a beaucoup. C’est très difficile de faire un choix. J’ai vécu énormément de moments chaque fois plus émouvants les uns que les autres aux côtés d’ELA. Je me souviens notamment il y a longtemps déjà, en 2000, d’un village entier qui s’était mobilisé pour la  famille de Thibaut, un petit garçon de 8 ans atteint de MLD. Ils avaient organisé une sorte de retraite au flambeau. C’était un moment très fort. J’étais vraiment touchée par cette mobilisation de toute la population, de cet élan de solidarité très intense… Plus récemment, je me souviens également d’une émission avec Nagui en 2005, « Tout le monde ELA »,  je venais d’apprendre que j’étais enceinte et là je fais la connaissance d’une famille qui avait deux garçons touchés par la maladie. Ma sensibilité était exacerbée forcément avec ma grossesse et j’ai pris ça encore une fois comme une vraie injustice. Je me suis sentie démunie, je me demandais comment je saurais gérer ça moi, où les familles trouvaient le courage de vivre ce  quotidien si difficile… Chaque fois que je vais sur une opération ELA, que ce soit des émissions de tv, des événements sportifs, je découvre des familles qui se battent avec une folle énergie.

 

Quels vœux formulez-vous pour les familles ?

Je voudrais bien évidemment que tout ça s’arrête. Qu’on arrive à trouver la solution pour guérir tous ces enfants malades.

 

Pourquoi avoir choisi de soutenir ELA plutôt qu’une autre ?

Je suis régulièrement sollicitée, c’est vrai, mais je préfère me consacrer uniquement à ELA pour les enfants et ne pas me disperser. ELA a été la première à me solliciter finalement et j’ai tout de suite adhéré. ELA m’a semblé sérieuse et avoir tellement besoin de soutien… Ce n’est pas facile de refuser les autres sollicitations mais je crois vraiment que c’est mieux pour tout le monde de vraiment se concentrer sur une cause. Je suis fidèle depuis toujours et j’essaye d’être présente le plus possible. Je veux m’investir à fond vraiment. C’est un vrai choix.

 

Comment faites vous pour sensibiliser les personnes de votre entourage, de votre milieu professionnel…

Dans le cadre de la course d’ânes de Trouville que j’organise chaque année au profit d’ELA, je sollicite toute la famille des jockeys, les médias… ils me soutiennent spontanément ce n’est pas très compliqué de les convaincre. La cause des enfants touche beaucoup. Ils prennent conscience que cette journée qu’ils nous offrent en étant présents sur l’événement est importante pour les familles.

 

Quelle action de soutien à ELA aimeriez-vous entreprendre ?

Je trouve qu’ELA  a toujours de très belles idées. Ce qui se passe dans les écoles autour de « mets tes baskets et bats la maladie » est un énorme moment de solidarité. Le développement de cette opération en entreprises a probablement un très bel avenir également. A mon niveau bien sûr je vais continuer la course d’ânes… et puis je me suis lancée récemment dans les bracelets. Ca me plait beaucoup. J’aimerais réfléchir autour de cette idée soit de créer un bracelet ELA à mettre en vente soit au moins de reverser une partie des bénéfices à ELA sur la vente de toute la collection. J’ai rencontré des personnes déjà avec cette idée en tête… J’aimerais vraiment pouvoir la creuser…