Marwan Berreni, parrain dévoué et sensible, soutient ELA depuis 3 ans. Il nous raconte son engagement…



Publié le Lundi 8 octobre 2012

Berreni_Marwan

          En quelques mots, racontez-nous votre parcours…

Je suis comédien depuis un petit bout de temps. J’ai commencé le théâtre à l’âge de 5 ans. Mon papa étant comédien lui-même, il m’a un peu transmis sa passion. Il y avait un petit théâtre dans le vingtième arrondissement de Paris et j’ai pris des cours avec lui. J’ai grandi avec lui dans ce métier là. Petit-à-petit, je me suis dirigé vers des cours professionnels et assez vite vers 15-16 ans, j’ai commencé à travailler. Tout d’abord pour des séries format court pour Disney par exemple, puis j’ai été pris dans l’engrenage des castings jusqu’à ce que j’arrive dans l’équipe de « Plus belle la vie ».

          Comment s’est passée votre première rencontre avec l’association ELA ?

C’est drôle parce qu’il y a beaucoup de comédiens de la série qui soutiennent l’association depuis longtemps et c’est vrai que ça fait partie des choses dont on nous parle lorsqu’on rejoint la série. On nous présente tout d’abord la série puis l’association ELA qui est la cause soutenue par « Plus belle la vie ». C’est quelque chose qui tient à cœur aux comédiens de la série parce que c’est vraiment quelque chose qui nous appartient. Pour ma part, c’est Dounia Coesens (Johanna dans la série) qui m’en a parlé la première, elle m’a dit : « Si ça te dit il y a un évènement ELA, tu peux venir avec nous »… Je crois que la première fois, c’était le Prix Ambassadeur ELA, puis la course d’ânes à Trouville-sur-Mer, puis tout s’est enchainé. On m’en a beaucoup parlé au départ et je me suis dit : « <pourquoi pas aller jeter un œil ? ». Puis je suis tombé sous le charme ! Ça fait maintenant 3 ans que je suis arrivé dans la série et ça fait 3 ans que je suis chez ELA.

          Qu’est-ce que cela vous apporte de vous mobiliser aux côtés d’ELA et de participer à ces événements ?

C’est énorme. Ce n’est jamais évident de parler parce que les familles d’ELA n’arrêtent pas de nous répéter que c’est nous qui apportons des choses à l’association alors que c’est vraiment l’inverse pour le coup ! Nous sommes là vraiment bénévolement, c’est vraiment un plaisir de rencontrer ces enfants qui souhaitent passer du temps avec nous, nous sommes vraiment là en temps qu’êtres humains. Et il y a un vrai partage. Je sais qu’on est sollicité et mis sur un piédestal, mais lorsqu’on partage des moments avec les familles d’ELA, il n’y a pas de différence. Du coup, je crois qu’il y a une vraie symbiose et que l’on s’entend tous très bien. Et de voir ces gens qui se battent au quotidien pour vivre, c’est quelque chose qui m’impressionne profondément, qui me touche. Je pense que chacun, dans sa famille, a des histoires de maladie, je pense que ça touche à peu près tout le monde. Il y a des gens qui n’ont pas la chance de pouvoir vivre aussi simplement que nous le faisons. Cela me fait beaucoup de bien d’être simplement auprès de ces familles et je pense que ça leur fait du bien à eux aussi. Cet échange est vraiment capital pour moi. C’est sûr qu’on y pense tout le temps, on est content de venir aux évènements. Depuis le temps, on est de plus en plus nombreux à venir, on doit être une vingtaine de comédiens de la série et on se répartit selon les événements : « il y en a un qui ira là et moi j’irai là … ». On est ravi d’avoir des nouvelles des familles. On se retrouve petit-à-petit et il y a des gens avec lesquels on se sent très proche. C’est aussi notre famille. Il y a des familles dont on se sent vraiment proche aujourd’hui. La première famille que j’ai rencontrée, c’était celle de Julien. Je trouve cette famille vraiment formidable, ils se battent, c’est leur quotidien mais c’est une famille qui m’a touché dès le début, à la course d’ânes. Et je trouve qu’ils ont un courage redoutable, ils dégagent tellement de bonheur, ils sont tellement souriants, j’en suis juste impressionné.

          Quel est votre plus beau souvenir avec ELA ?

Il s’agit de tous ces moments où l’on est justement loin de la maladie. Quand on voit les enfants s’amuser, se baigner… On oublie qu’ils sont malades, on oublie que ça ne va pas. Ce sont ces moments là de joie et de bonheur partagés ensemble.

          Vous devez être très sollicité à cause de votre profession, comment trouvez-vous le temps pour ELA ?

C’est parce qu’on le veut aussi, on pourrait ne pas être trop sollicité. C’est une volonté, ça nous fait plaisir, c’est très important pour nous. Quand je vais à Center Parcs pour le week-end des familles, je suis en vacances, et tant mieux si je peux venir donner de mon temps aux familles…

          Est-ce que vous avez encore un petit message à passer aux familles ?

Merci pour tout ce qu’ils nous apportent, pour tous ces bons moments que l’on partage ensemble et vraiment, je les félicite pour leur courage. Je crois que je n’ai jamais été aussi impressionné par qui que ce soit autant que par les familles d’ELA. Pour moi, ils ont un courage surhumain, je suis bouche bée, j’ai des frissons tout le temps. Vraiment je les félicite pour tout ça !