Marwan Berreni, un comédien très investi pour ELA



Publié le Jeudi 19 septembre 2013

IMG_7880 bd

C’est surtout sous les traits d’Abdel Fedala, son personnage dans la série télévisée « Plus belle la vie » depuis 2009, qu’on le connaît. Mais à bientôt 25 ans, le jeune comédien Marwan Berreni a plus d’une corde à son arc. A tout juste 7 ans, il monte pour la première fois sur les planches via les ateliers du théâtre de l’Echo à Paris où il fait ses armes pendant onze ans. Puis il intègre la classe lycéenne du cours Florent avant d’entrer au Conservatoire du 5e arrondissement en tant qu’auditeur libre. Perfectionniste, il peaufine son jeu d’acteur, face caméra cette fois, au prestigieux studio Alain de Bock. Mais sa plus grande réussite, c’est son engagement aux côtés d’ELA depuis quatre ans. Il raconte son lien étroit avec l’association. Rencontre.

Comment avez-vous connu ELA ?

C’est Blandine Bellavoir, Julien Oliveri et Dounia Coesens, mes camarades de la série « Plus belle la vie » et parrains d’ELA, qui m’ont parlé de l’association. Le combat des familles concernées par la maladie leur tient tellement à cœur qu’ils m’ont immédiatement convaincu de les rejoindre dans l’aventure. Ma première participation à un événement ELA, c’était en 2009, au Musée du Quai Branly à Paris. L’association y organisait le Prix Ambassadeur qui récompense chaque année les élèves des établissements scolaires qui se sont le plus investis dans la campagne « Mets tes baskets et bats la maladie à l’école ». Rien que de voir rassemblés tous ces jeunes sérieusement impliqués pour une bonne cause, ça m’a vraiment impressionné ! Et c’était l’occasion pour moi de rencontrer des familles qui vivent la maladie au quotidien. Elles ont su m’expliquer simplement leur combat et m’ont donné envie de m’investir pour elles.

Vous êtes nombreux dans la troupe de « Plus belle la vie » à vous mobiliser aux côtés d’ELA. On sait que l’on peut compter sur vous !

Le bouche-à-oreille fonctionne très bien entre nous ! Il y a toujours au moins cinq ou six comédiens présents sur chaque grand événement d’ELA. Et quand l’un de nous n’est pas disponible, ce qui reste exceptionnel, on fait passer le message et un autre comédien le remplace. On s’arrange toujours pour être là !

Selon vous, quel est votre rôle en tant que parrain d’ELA ?

C’est d’abord communiquer sur les missions de l’association par le biais des réseaux sociaux, mais aussi de la presse. Car c’est très facile pour nous de glisser quelques mots sur ELA lorsque l’on est en interview, par exemple. Si l’association est de plus en plus connue du grand public, elle ne le sera jamais assez à mes yeux et il faut continuer d’en parler et ne rien lâcher. Ensuite, notre rôle, c’est aussi d’être à l’écoute des familles que l’on rencontre sur des événements. On est là pour échanger sur la maladie, pour partager des moments de convivialité… En tant que vedettes du petit écran, nous sommes généralement très sollicités par le public. Mais là, les rôles s’inversent naturellement : c’est nous qui posons des questions aux familles pour comprendre leur quotidien. D’une certaine manière, les stars, ce sont elles !

Que pensez-vous précisément du week-end à Center Parcs qui est organisé par ELA dans le but de créer un moment de détente et d’aider les familles à rompre avec la solitude et l’isolement ?

J’ai déjà participé deux fois à Center Parcs pour partager des tranches de vie. Et je constate chaque fois que ce rendez-vous est très attendu par les familles d’ELA. Chacune y a ses repères et les activités sont variées et adaptées aux personnes à mobilité réduite. De mon point de vue, je trouve cela très impressionnant d’aller à la rencontre des familles. Elles sont une centaine à se réunir ici et ont toutes une histoire différente à raconter. C’est très enrichissant de dialoguer avec elles.

Entre vos participations à « Mets tes baskets et bats la maladie à l’école », au week-end des familles à Center Parcs mais aussi à des événements comme la Course des ânes de Trouville-sur-Mer (14), on peut dire que vous êtes très impliqué aux côtés d’ELA. Avez-vous conscience du bonheur que vous procurez aux familles en répondant toujours présent ?

Je dirais plutôt que j’ai conscience des relations humaines qui nous unissent, de l’échange sincère et profond qui se crée sur chaque événement. En général, c’est le cas de tous les parrains qui répondent à l’appel car ils sont tous à fond pour ELA ! Et pour ceux qui découvrent le combat de l’association, généralement, ils se disent : « Quand est-ce que l’on remet ça ? » En ce qui me concerne, j’ai déjà réservé mon lundi 14 octobre pour le lancement de la Dictée d’ELA !

Dernière question : un petit mot sur votre actualité ?

Je reprends le tournage de la série « Plus belle la vie » à la rentrée et je pars en tournée avec la pièce de théâtre « Gigi » de Colette, mise en scène par Richard Guedj. Que de beaux projets à venir !