Mariama Signaté, une handballeuse au grand coeur



Publié le Jeudi 5 décembre 2013

Signate_Mariama

Mariama Signaté est une joueuse de handball de l’Issy Paris Hand, mais elle est surtout un pilier de l’équipe de France qui entame son championnat du monde le 6 décembre 2013 en Serbie avec de grandes ambitions. Engagée sur le terrain, elle l’est aussi auprès d’ELA, association qu’elle parraine depuis 2008.

Rencontre.

 

Pouvez-vous nous parler de votre première rencontre avec ELA et des raisons qui vous ont poussée à devenir marraine de l’association ?

En rentrant des Jeux Olympiques de Pékin, en 2008, j’ai été contactée pour participer à une émission « Attention à la marche » qui faisait une Spéciale ELA pour collecter des fonds. J’y ai participé aux côtés d’autres sportifs, sans bien connaître l’association au-delà de ce que je pouvais voir dans les médias. Ça a été l’occasion justement de discuter avec les équipes d’ELA, de comprendre les missions et d’être sensibilisée à la maladie. Depuis, dès que je le peux, je participe avec grand plaisir à toutes les actions pour soutenir les enfants malades.

 

 

Pouvez-vous nous raconter quelques souvenirs justement de ces actions menées aux côtés d’ELA ?

J’ai participé plusieurs fois à des opérations « Mets tes baskets et bats la maladie » à l’école. Je me souviens notamment d’une école primaire du côté de Nîmes où j’étais allée pour encourager les petits jeunes qui ont mis leurs baskets pour ELA. J’ai été impressionnée par la motivation de tous, même des moins sportifs, qui savaient qu’ils couraient pour la bonne cause et déployaient donc une énergie bien supérieure à ce qu’ils font probablement dans leurs cours de gym ! C’était un moment très sympa. Je crois qu’ils se sentaient touchés par le fait qu’une athlète soit là pour les soutenir. C’était un joli moment de convivialité.

 

Récemment, vous avez découvert un nouveau pan de l’activité d’ELA. Après les écoles, c’est dans les sociétés que l’association s’engage depuis quelques années avec « Mets tes baskets dans l’entreprise ». Que pensez-vous de cette opération ?

C’est un très beau concept auquel je crois. L’entreprise a fondamentalement besoin de recentrer ses équipes autour d’un même objectif, de les mobiliser sur une journée conviviale de ce type. L’idée de le faire pour la bonne cause rajoute encore une dimension. Donc c’est un point très positif. J’aurais presque envie de proposer à certaines une découverte du handball : ça leur permettrait de faire encore plus de pas !

 

Comment appréhendez-vous globalement votre rôle de marraine auprès de l’association ?

Le rôle d’une marraine, dans les moments où l’on se retrouve auprès des familles c’est déjà d’apporter de la joie et de la bonne humeur… Il me semble aussi qu’il est important de mettre notre notoriété, petite ou grande,  au service de l’association pour aider à mieux la faire connaître, à sensibiliser ceux qui nous sont proches ou nous suivent par ailleurs. J’aimerais que les fans de handball, ceux qui me suivent sportivement, puissent comprendre ce que cet engagement représente pour moi, en quoi cela me touche. J’aimerais quelque part les convaincre eux aussi de s’intéresser à ce combat.

 

Vos rencontres avec les familles donnent donc encore plus de sens à votre engagement…

Oui, c’est vrai. Je n’ai rencontré des familles que tardivement finalement. Ce qui me frappe le plus à chaque fois, c’est le sourire des enfants. Je me doute que la maladie leur pèse, qu’il y a de la douleur, de la fatigue. Pourtant malgré tout il y a toujours un moment où le regard s’éclaire et où on voit ce sourire qui me touche vraiment. Chaque fois, je ressens de jolies émotions et ça me donne envie d’aller plus loin encore. Ces enfants me donnent beaucoup et me remotivent toujours.