Charles François, un champion énergique aux côtés d’ELA



Publié le Mercredi 29 mai 2013

 

 

Six fois champion de France de boxe thaï, deux fois champion d’Europe et champion du monde WPMF (World Professional Muaythai Federation), voilà le considérable palmarès de Charles François. Le jeune homme, né en 1986, concède toutefois aux jeunes, lors de ses interventions en tant que parrain d’ELA, que la boxe est un sport difficile « moralement, mentalement et physiquement ». Il revient sur son engagement auprès de l’association dans un entretien…

 

 

 

Comment avez-vous découvert l’association ELA et pour quelles raisons avez-vous décidé de vous engager à ses côtés ?

Je l’ai découverte à la télévision d’abord, avec les émissions pour ELA et les interviews de Zinédine Zidane. Ensuite, j’ai été contacté en décembre 2010 par l’association qui m’a proposé d’intervenir dans des collèges de la région Lorraine, pour venir parler de la maladie.

 

Vous avez participé à de nombreux événements pour ELA dans le cadre de « Mets tes baskets et bats la maladie », considérez-vous  que la sensibilisation à propos de la maladie et du handicap est primordiale auprès des jeunes ?

Oui bien sûr, surtout aux âges que l’on vise avec ELA, au collège et en primaire, c’est important. Les jeunes en parlent après avec leurs parents, cela permet de sensibiliser aussi l’ensemble de la famille. Et puis ces actions favorisent la tolérance et changent le regard des enfants, pas seulement sur le handicap, mais sur toutes les différences. C’est bien qu’ils se réunissent pour défendre une cause, pour découvrir l’entraide. Les jeunes le font avec insouciance et, comme je leur dis toujours, il faut qu’ils gardent cette insouciance pour que cette solidarité continue dans le temps, qu’elle serve pour le bien de tous. Cette solidarité c’est important dans la vie de tous les jours.

 

Gardez-vous un souvenir particulier, un moment fort, de ces événements avec ELA et les familles ?

J’ai rencontré Samuel, un jeune de 24 ans atteint d’une leucodystrophie. C’était une belle rencontre, lors d’une opération « Mets tes baskets dans l’Entreprise ». On a parlé de choses et d’autres, je n’ai pas spécialement abordé le sujet de la maladie, une conversation naturelle en somme.

 

Vous dites sur votre site internet qu’ « on apprend à se battre pour affronter le monde actuel, on apprend à se fixer des objectifs, et à tout mettre en œuvre pour les atteindre, on apprend à ne jamais renoncer ». Cette phrase pourrait correspondre au quotidien des familles touchées par une leucodystrophie. Est-ce que le sport de haut niveau et la motivation permanente qu’il nécessite vous ont aidé à comprendre le combat des familles contre la maladie ?

Oui, c’est aussi pour cela qu’ELA a fait appel à moi, pour ces valeurs communes. Cela me permet de mieux comprendre le quotidien des familles. Ce sont des valeurs que j’applique dans tous mes engagements, au niveau sportif comme caritatif.  Dans les deux cas, c’est un combat permanent.

 

Vous possédez déjà un palmarès impressionnant, quels sont vos projets professionnels pour la suite et avec ELA ?

A court terme, je prépare les championnats du monde de boxe thaï, le 8 juin au Luxembourg. Pour ELA, je vais poursuivre mon engagement avec « Mets tes baskets et bats la maladie », un collège de la région Lorraine m’a proposé de faire un cross pour la rentrée 2013/2014. De plus, je travaille dans un collège depuis janvier 2013, il ne participe pas encore à l’opération mais le directeur de l’établissement serait prêt à s’impliquer dans la campagne « Mets tes baskets et bats la maladie », à raison d’une action tous les deux ans. J’ai lancé l’idée, maintenant il faut la mettre en place !