Arnaud Tsamère et ELA : une histoire de rencontre qui donne du sens…



Publié le Mercredi 11 décembre 2013

TSAMERE-Arnaud

Pour l’humoriste Arnaud Tsamère, la journée auprès d’ELA à Disneyland Paris il y a quelques jours était une grande première. Sensibilisé à la cause par l’intermédiaire de Michaël Gregorio, lui-même parrain, il avait spontanément accepté l’invitation et était impatient de rencontrer les familles. Il nous raconte sa première expérience avec ELA.

 

Racontez-nous votre rencontre avec ELA ?

Ma rencontre avec ELA, c’est comme toujours dans ma vie une histoire de liens, d’hommes, de hasards et de rencontres… J’aime beaucoup Michaël Gregorio avec qui j’avais échangé autour de son implication aux côtés d’ELA et c’est lui qui a parlé de moi à l’association. J’ai décidé de suivre son actualité sur les réseaux sociaux, j’avais besoin de savoir comment la vie de l’association s’organisait. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois avec Jean-Claude Satta, responsable des relations avec les parrains à l’association, il y a quelques semaines seulement et j’ai senti qu’il fallait maintenant rentrer dans le concret. M’engager. Bloquer des dates…

Pourquoi avoir voulu vous impliquer ?

Tout bêtement, parce que je me sens très privilégié. Les journalistes me demandent souvent ce que change ma notoriété dans ma vie et même si je n’ai pas le sentiment d’avoir cette notoriété là je me dis que mieux vaut qu’elle serve à une cause qu’à des opérations commerciales sans aucun sens. Si cette notoriété naissante peut réellement servir à ELA, alors il me semble évident de foncer et de m’engager. Ça donne du sens et ça me permet de passer des moments extraordinaires comme cette journée à Disneyland Paris aux côtés des familles.

Aviez-vous une appréhension particulière avant de venir ?

Bien sûr, cette journée n’était pas anodine, la maladie est terrible, j’en ai bien conscience. Mais ma première rencontre « famille » a été faite avec Sébastien, un adulte touché par une leucodystrophie. J’ai tout de suite pu échanger avec des mots d’adultes sur ce qui lui arrive. Je voulais comprendre ce qu’il vit et l’échange a été très spontané. Je suis vraiment enchanté d’avoir eu cette chance de le rencontrer. C’est un très beau « baptême ». Dans les regards de tous ceux que j’ai pu croiser ensuite, j’ai senti tellement d’amour et de joie que j’ai instantanément compris  mon rôle. Par exemple, Samuel m’a pris dans ses bras. Au bout de deux minutes avec lui, j’étais déjà tellement ému… Je me suis rendu compte de l’énergie et du bonheur que nos présences apportent aux familles.

Que ressortez vous de cette première expérience aux côtés d’ELA ?

Au final, cette journée m’a donné envie d’aller plus loin, de continuer à rencontrer plus de familles encore, et à m’engager auprès d’ELA sur du long terme pour que tout ça ait vraiment du sens. En parallèle, je relativise aussi beaucoup de choses, je prends conscience des difficultés que peuvent rencontrer les personnes en situation de handicap dans des parcs comme Disneyland Paris et probablement aussi bien sûr au quotidien. J’ai toujours eu l’impression d’avoir beaucoup de chance dans ma vie et je suis ressorti de ce type de journée avec encore plus de conviction sur le fait qu’on ne peut se plaindre de rien !