Essais cliniques



 Les essais thérapeutiques se divisent en deux grandes catégories :

Les études de nouveaux traitements

Ces études testent l’efficacité de traitements expérimentaux, de nouvelles combinaisons de médicaments ou de nouvelles approches de chirurgie, de radiothérapie, etc

Les études préventives

Comme son nom l’indique, une étude préventive recherche comment prévenir une maladie chez des sujets n’ayant jamais contracté cette maladie ou comment empêcher qu’une maladie se déclare à nouveau. Ce type d’étude peut utiliser des médicaments, des vitamines ou des vaccins.

En savoir plus

Le lancement d'un essai thérapeutique ne peut se faire sans avoir effectué au préalable une phase d'expérimentation in vitro ou animale, aussi appelée phase préclinique. Le traitement expérimental le plus prometteur en laboratoire est alors sélectionné afin d'établir l'essai thérapeutique correspondant. Un essai thérapeutique se déroule en 4 phases distinctes, chaque phase ayant un objectif précis :

Phase I - C'est la première administration du produit chez l'homme. Cette phase consiste en l'évaluation de la tolérance du composé et des effets secondaires éventuels chez un petit groupe de sujets (10 à 80 participants). Cette phase permet également d'étudier la diffusion et l'élimination du composé par l'organisme.

Phase II - Son but est de déterminer l'efficacité et la dose optimale du traitement tout en contrôlant les effets secondaires associés. Le traitement durant cette phase est donné à un groupe plus large de sujets (100-300 personnes).

Phase III - Cette phase correspond à l'étude de l'efficacité du traitement à plus grande échelle. Elle s'effectue au minimum sur deux groupes de sujets traités simultanément : un groupe recevant le produit à étudier et un groupe contrôle recevant un placebo ou un traitement de référence. Cas particulier : dans les maladies où la vie du patient est en jeu, tous les participants sont traités avec le produit actif. La composition des différents groupes doit être similaire en termes d'âge, sexe, taille, poids, sévérité et stade de la maladie pour permettre une comparaison juste. Les sujets sont soumis à des examens médicaux afin de mesurer les paramètres définis par le protocole de l'essai et de vérifier l'efficacité du traitement. Les effets secondaires (s'ils existent) continuent à être répertoriés et traités si le médecin l'estime nécessaire. A ce stade, les groupes d'étude se composent de 1 000 à 3 000 personnes. Lorsque les résultats montrent que le traitement est bénéfique, l'autorisation de mise sur le marché est délivrée par les autorités sanitaires compétentes (en France, l'Afssaps). Les essais en phase III sont généralement randomisés, effectués en aveugle et multicentriques.

Phase IV - Elle représente le suivi à long terme du traitement après commercialisation du produit. Son but est de documenter des bénéfices additionnels, de dépister des effets secondaires rares et des complications tardives le cas échéant. Cas des maladies rares : du fait de la rareté des maladies, le nombre de patients participant aux différentes phases est réduit. Important : la durée moyenne d'un essai thérapeutique est variable selon le type d'étude. La durée moyenne entre le début de l'étude et la commercialisation du produit utilisé pour le traitement est généralement de 10 ans.

Un dispositif légal (en France, Loi Huriet) est en place pour informer et protéger les participants d'un essai thérapeutique. Le protocole de l'essai thérapeutique doit être obligatoirement soumis à l'approbation d'un comité de protection des personnes (en France, le CCPRB). Ce comité vérifie l'intérêt de l'étude, les risques encourus/bénéfices attendus par les patients, la conformité des méthodologies et la souscription d'une assurance permettant d'indemniser les participants de l'étude en cas de dommages.

Le médecin responsable de l'essai a l'obligation d'informer les participants et de les avertir des risques éventuels. Si le sujet décide de participer à l'étude, il signe avant le début de l'essai la lettre de consentement éclairé qui atteste de la compréhension, de l'engagement et de l'accord à participer à l'essai. La participation d'un sujet à un essai thérapeutique est volontaire. Légalement, rien ne peut être fait sans l'accord du patient. De plus, à tout moment, un sujet peut se retirer d'un essai thérapeutique sans raison particulière.

Un essai thérapeutique peut être arrêté avant son terme si les résultats montrent que le traitement est extrêmement bénéfique (ceci pour ne pas priver les patients recevant le placebo) ou lorsque celui-ci provoque des effets secondaires trop dangereux. Cas des essais thérapeutiques pour enfants et adolescents Les enfants et adolescents ne peuvent participer à une étude sans le consentement signé de leurs parents ou de leur tuteur légal, ni sans leur avis, s'ils sont aptes à le donner. Un avis négatif de l'enfant ou de l'adolescent vaut refus de consentement même si les parents ont une opinion favorable.

  • Pourquoi participer à un essai thérapeutique ?

Les participants à un essai thérapeutique peuvent jouer un rôle actif dans leur propre santé, bénéficier de nouveaux traitements avant leur commercialisation éventuelle et aider la communauté en s'investissant dans la recherche médicale.

  • Qui peut participer à un essai thérapeutique ?

Chaque essai est accompagné d'un protocole définissant les types de sujets pouvant (critères d'inclusion) ou ne pouvant pas y participer (critères d'exclusion). Ces critères sont basés sur des facteurs comme l'âge, le sexe, le type et l'avancement de la maladie, les traitements antérieurs et autres conditions médicales afin d'identifier une population de sujets homogène pouvant tolérer le traitement expérimental.

  • Qui finance les essais thérapeutiques ?

Les essais thérapeutiques sont extrêmement onéreux. Ils peuvent être financés par différents types d'organisations ou individus : médecins, établissements hospitaliers, fondations, compagnies pharmaceutiques et établissements de recherche (en France, l'INSERM par exemple). La Fondation ELA a décidé de s'impliquer davantage dans les essais thérapeutiques. En 2007, elle sera le sponsor d'un essai thérapeutique sur la maladie de Canavan.

  • Questions à considérer avant de participer à un essai thérapeutique :

Quel est l'objectif de l'étude ? Qui va participer à l'étude ? Quel est le traitement utilisé ? Ce traitement a-t-il déjà été testé ? Quelle est la durée de l'essai ? Une hospitalisation est-elle nécessaire ? Qui s'occupera de ma santé ? Mon médecin traitant ? Pourquoi les médecins pensent que le traitement va être efficace ? Quels sont les bénéfices/risques de ce traitement par rapport à mon traitement actuel ? Quels examens médicaux seront effectués ? Quelle sera leur fréquence et leur durée ? Où se dérouleront les examens et les consultations ? Que faire si un problème survient ? Comment cette étude va impacter ma vie quotidienne ? Qui prendra en charge les frais de cette étude ? Mes dépenses liées à cette étude seront-elles prises en charge ? Comment saurais-je si le traitement est efficace ? Les résultats me seront-ils communiqués ? Quel type de suivi à long terme est prévu ? Le patient pourra-t-il continuer le traitement à la fin de l'essai ? Participer à un essai thérapeutique est une décision personnelle importante. Avant de prendre cette décision, il est recommandé de lire attentivement les documents remis, de demander plus de renseignements, de parler au médecin responsable de l'essai, de demander l'avis de votre médecin traitant (s'il est différent de celui en charge de l'essai), de consulter la famille et les amis et de prendre le temps de réfléchir.

Plusieurs essais cliniques pour l'adrénoleucodystrophie, l'adrénomyéloneuropathie, la leucodystrophie métachromatique, la maladie de Krabbe et la maladie de Pelizaeus-Merzbacher sont actuellement développés.

Découvrez-les ici

Essais cliniques pour l’adrénoleucodystrophie



Retrouvez les informations récentes correspondant aux essais cliniques pour l’adrénoleucodystrophie et l’adrénomyéloneuropathie dans cette rubrique.

Statut

  •     Autorisé en France et en Espagne
  •     Recrutement des patients en cours en France et en Espagne
  •     Attente d’autorisation en Allemagne

Médicament : MD1003 (biotine)
Objectifs

  •     Démontrer l’efficacité clinique du traitement MD1003 par rapport à un traitement placebo dans l’AMN
  •     Évaluer la tolérance du traitement

Durée de l’essai : 2 ans
Début de l’essai : Novembre 2014
Fin estimée de l’essai : Avril 2017

Investigateur principal : Pr Patrick Aubourg, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France
Médecins responsables

  •     Pr Patrick Aubourg, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France
  •     Dr Yann Nadjar, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France
  •     Dr Aurora Pujol, IDIBELL, Hôpital Duran et Reinals, L’Hospitalet de Llobregat, Espagne
  •     Dr Carlos Casasnoves, IDIBELL, Hôpital Duran et Reinals, L’Hospitalet de Llobregat, Espagne
  •     Pr Wolfgang Köhler, Hôpital Hubertusburg, Wemsdorf, Allemagne

Lieux de l’essai

  •     Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France
  •     Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France
  •     Hôpital Duran et Reinals, L’Hospitalet de Llobregat, Espagne
  •     Hôpital Hubertusburg, Wermsdorf, Allemagne

Promoteur : MedDay Pharmaceuticals, France - http://medday-pharma.com/
Financement : ELA - 800.000 €
Référence : EudraCT 2014-000698-38
Patients
Soixante hommes souffrant d’AMN répartis en 2 groupes la première année du traitement comme suit :

  •     20 patients sous placebo
  •     40 patients traités par MD1003

Durant la seconde année de l’essai, tous les patients recevront le médicament MD1003.

Traitement expérimental
Prise journalière de capsules MD1003 à une dose de 300 mg ou de placebo par voie orale

Critères d’inclusion

  •     Hommes âgés entre 18 à 60 ans
  •     Mutation du gène ABCD1 confirmée
  •     Élévation des acides gras à très longue chaîne dans le plasma
  •     Signes cliniques d’une AMN avec des difficultés de marche
  •     IRM cérébrale normale ou montrant des anomalies caractéristiques de patients AMN sans atteinte cérébrale
  •     Traitement à base de corticoïdes en cas d’insuffisance surrénalienne

Critères d’exclusion

  •     IRM cérébrale montrant des anomalies caractéristiques d’une atteinte cérébrale
  •     Autre maladie neurologique progressive que l’AMN
  •     Impossibilité d’effectuer les tests de marche et d’équilibre
  •     Patients avec un trouble hépatique, une maladie rénale ou cardiovasculaire ou un cancer évolutif
  •     Prise de médicaments pour l’AMN y compris la fampridine si initiée moins d’un mois avant inclusion
  •     Contre-indications à une IRM
  •     Participation à un autre essai clinique pour l’ALD

Critères d’évaluation
Critère d’évaluation principal : Mesure, avant et après douze mois de traitement, du changement moyen observé lors du test de marche 2MWT appréciant la distance parcourue en deux minutes.

Critères d’évaluation secondaires

  •     Test de marche TW25FW mesurant le temps de marche sur une distance d’environ huit mètres
  •     Temps pour se lever et marcher (ou test de la chaise chronométrée)
  •     Questionnaire sur la qualité de vie Euroqol ED-5D
  •     Questionnaire sur la fonction urinaire Qualiveen
  •     Evaluation de la sécurité d’une dose élevée de biotine

Des analyses exploratoires seront également conduites dans certains centres comme des IRM, la mesure de la vitesse de conduction nerveuse et l’évaluation de la force musculaire.

Informations additionnelles

Contacts
France
email : [email protected]

Espagne
Téléphone : +34 932 607 137
Fax: +34 932 607 414
email : [email protected]

Source : https://www.clinicaltrialsregister.eu/ctr-search/trial/2014-000698-38/ES

Statut : Autorisé, recrutement des patients en cours
Médicament : Vecteur-médicament Lenti-D de type lentiviral comportant le gène humain ABCD1 normal
Objectif : Évaluation de l’innocuité et de l’efficacité du traitement dans l’adrénoleucodystrophie cérébrale

Début de l’essai : Août 2013
Fin estimée de l’essai : Août 2018

Directeur de l’étude : Dr Asif Paker, bluebird bio, Inc.
Médecins responsables

  • Dr David Williams, Boston Children's Hospital, Boston, MA, USA
  • Dr Christine Duncan, Children's Hospital, Boston, MA, USA
  • Dr Florian Eichler, Massachusetts General Hospital, Boston, MA, USA

Lieux de l’essai :

  • Boston Children Hospital / Massachussetts General Hospital, Boston, MA, USA
  • Université de Californie, Los Angeles, Californie, USA
  • Université du Minnesota, Minneapolis, Minnesota, USA

Financement : bluebird bio

Référence : Étude ALD-102, Etude Starmbeam, NCT01896102

Patients
Quinze enfants atteints de la forme cérébrale de l’adrénoleucodystrophie à un stade pré-symptomatique.

 Traitement expérimental

  • Prélèvement de cellules souches de moelle osseuse à partir du sang du malade et isolation des cellules souches CD34+ à traiter.
  • Manipulation des cellules et transfert du gène aux cellules grâce au vecteur-médicament.
  • Traitement myéloablatif du malade (destruction de la moelle osseuse).
  • Réinjection des cellules manipulées et corrigées chez le patient (autogreffe).

Critères d’inclusion

  • Âge : Jusqu’à 15 ans
  • Sexe : Masculin
  • Adrénoleucodystrophie cérébrale active
  • Score de fonction neurologique ≤ 1

Critères d’exclusion

  • Patient traité par greffe de moelle osseuse allogénique ou par thérapie génique.
  • Compatibilité 10/10 avec un frère donneur de moelle osseuse.
  • Traitement par statines, huile de Lorenzo ou régimes alimentaires ayant pour but de réduire les acides gras à très longues chaînes. Note : les malades devront arrêter ces traitements au moment de leur inclusion.
  • Impossibilité de passer une IRM.
  • Problèmes hématologiques, hépatiques, rénaux, pulmonaires ou cardiaques.
  • Infections et autres maladies.

Suivi des patients
Les malades seront suivis pendant plusieurs années après leur traitement par thérapie génique.

Informations additionnelles

  • bluebird bio envisage d’ouvrir cet essai dans différents centres aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Une fois les autorisations réunies pour ces nouveaux centres, la rubrique « Essais cliniques » de notre site sera mise à jour.

 

Contacts

Source : http://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT01896102
http://www.starbeamstudy.com

Statut: Autorisé; Recrutement des patients inactif
Objectif: Évaluer la tolérance et l'efficacité de la greffe allogénique de Cellules souches" class="glossy" title="cellules pouvant donner des cellules spécialisées (différenciation) et pouvant se renouveler indéfiniment. Les cellules souches pluripotentes induites sont des cellules souches fabriquées en laboratoire à partir de cellules adultes reprogrammées." >cellules souches hématopoïétiques chez les patients avec une ALD cérébrale de l'enfant âgés de moins de 18 ans.

Début de l'essai: Novembre 2014
Fin estimée de l'essai: Novembre 2018

Directeur de l'essai: Dr Asif Paker, bluebird bio, Inc.
Financement: bluebird bio

Références : Étude ALD-103, NCT02204904

Patients
35 garçons âgés de moins de 18 ans recevant une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques pour le traitement de l'adrénoleucodystrophie cérébrale de l'enfant de façon prospective ou partiellement prospective/rétrospective.

Mesures principales

  • Mortalité
  • Incidence des greffes réussies
  • Cinétique de la greffe
  • Fréquence et sévérité des effets indésirables

Critères d'inclusion

  • Être de sexe masculin et âgé de moins de 18 ans au moment du consentement
  • Diagnostic confirmé d'adrénoleucodystrophie cérébrale de l'enfant
  • Être programmé pour une évaluation ou une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques ou avoir reçu une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques 12 mois maximum avant l'étude.

Critères d'exclusion

Contact

Source: http://clinicaltrials.gov/show/NCT02204904

Statut : En cours – Recrutement des patients en cours
Objectif : Évaluer les anomalies du cerveau et de la moelle épinière par imagerie IRM dans le but de comprendre les mécanismes aboutissant à l'incapacité des femmes atteintes d'adrénomyéloneuropathie et l'effet d'exercices physiques.

Chercheur responsable : Kathleen Zackowski, Hugo W. Moser Research Institute du Kennedy Krieger Institute, Baltimore MA, USA

Début de l’essai : Mai 2012
Lieu de l’essai : Hugo W. Moser Research Institute du Kennedy Krieger Institute, Baltimore MA, USA
Durée de l’essai : 25 mois
Financement : ELA
Référence : NCT01594853

Patients
30 femmes avec une adrénomyéloneuropathie

Source: Clinicaltrials.gov

Statut : Clos
Objectif : Tester l’efficacité d’un cocktail d’antioxydants chez des patients AMN
Médicaments : Cocktail de 2 antioxydants (Vitamine E, Acide lipoïque) + N-acétylcystéine (fluidifiant bronchique)

Médecins responsables
Dr. Aurora Pujol, IDIBELL, L’Hospitalet de Llobregat, Barcelone, Espagne
Dr. Carlos Casasnovas, Département de Neurologie, Hôpital Universitaire de Bellvitge, L’Hospitalet de Llobregat, Barcelone, Espagne

Début de l’essai : Septembre 2011
Lieu de l’essai: Hôpital Universitaire de Bellvitge, L’Hospitalet de Llobregat, Barcelone, Espagne
Durée de l’essai : 26 mois
Financements : Ministère de la Santé espagnol, Fondation Hesperia, ELA.
Référence : NCT01495260

Patients
20 hommes souffrant d’une AMN accompagnée de troubles locomoteurs
Femmes conductrices symptomatiques

Traitement expérimental
Prise journalière de 3 médicaments

Critères d’évaluation de l’essai
Marqueurs de stress oxydatif
Évaluation clinique en début et fin d’essai

Source: Clinicaltrials.gov

Consultez les résultats intermédiaires de l'essai (page 4)

Jusqu’à présent, le traitement de l’ALD reposait sur la greffe de moelle osseuse, une approche limitée par la rareté des donneurs et le risque de complications graves. Dans cette nouvelle approche, les médecins ont choisi la voie de l’autogreffe combinée à la thérapie génique. Les Cellules souches" class="glossy" title="cellules pouvant donner des cellules spécialisées (différenciation) et pouvant se renouveler indéfiniment. Les cellules souches pluripotentes induites sont des cellules souches fabriquées en laboratoire à partir de cellules adultes reprogrammées." >cellules souches de la moelle osseuse des patients sont prélevées, puis corrigées en laboratoire avant d’être réinjectées aux patients. Certaines d’entre elles, par un mécanisme naturel, vont se diriger vers le cerveau du patient et jouer leur rôle correcteur.

Innovation technologique : un vecteur-médicament dérivé du virus du SIDA modifié et inactivé est utilisé pour introduire le bon gène dans les cellules de moelle osseuse. Une découverte qui ouvre des perspectives de traitement pour d’autres types de leucodystrophie et qui va profiter à d’autres maladies plus fréquentes (drépanocytose, béta-thalassémie et de multiples immunodéficiences, hémophilie, parkinson...)

Statut : Clos
Médicament : Vecteur lentiviral avec le gène humain ABCD1 normal
Objectif : Évaluation de l’innocuité et de l’efficacité du traitement

Médecins responsables
Patrick Aubourg, Hôpital Bicêtre, Paris, France
Alain Fisher, Hôpital Necker, Paris, France
Marina Cavazzana-Calvo, Hôpital Necker, Paris, France

Début de l’essai : Automne 2006
Lieu de l’essai: Hôpital Bicêtre / Hôpital Necker
Financements : ELA, Inserm, AP-HP, Université Paris-Descartes, AFM

Patients
4 enfants atteints de la forme cérébrale de la maladie à un stade pré-symptomatique sans donneurs compatibles de moelle osseuse mais avec une démyélinisation cérébrale progressive et une insuffisance surrénale.

Traitement expérimental en 4 phases

  • Prélèvement de moelle osseuse chez le malade et isolation des cellules souches à traiter;
  • Manipulation des cellules et transfert du gène aux cellules avec le vecteur lentiviral;
  • Traitement myéloablatif du malade (destruction de la moelle osseuse);
  • Réinjection des cellules manipulées chez le patient (Autogreffe).

Suivi des patients
Les malades seront suivis pendant plusieurs années après leur traitement par thérapie génique.

Les résultats concernant les 2 premiers enfants traités ont été publiés dans la prestigieuse revue scientifique Science. Après 24 mois à 30 mois de suivi des 2 malades, 10 à 15% des cellules sanguines des malades expriment toujours la protéine ALD, auparavant indétectable. Quatre à cinq fois plus de gène ABCD1 normal est exprimé par ces cellules par rapport au gène muté. En parallèle, 20 à 24 mois après la greffe, les taux d’acides gras à très longues chaînes, qui en temps normal s’accumulent, ont été réduits de 38% dans le plasma des 2 malades. D’un point de vue neurologique, les lésions cérébrales démyélinisantes chez ces deux enfants ont évolué jusqu'au 14ème-16ème mois après la greffe mais sont restées inchangées depuis. Une réversion de la démyélinisation des voies auditives a également été observée chez un des malades.

L’arrêt de la démyélinisation cérébrale progressive chez ces deux enfants traités par thérapie génique constitue un résultat clinique comparable à celui typiquement obtenu avec une greffe de moelle osseuse provenant d’un donneur pour les patients ALD.

En savoir plus:

Essais cliniques pour la leucodystrophie métachromatique



Retrouvez les informations récentes correspondant aux essais cliniques pour la leucodystrophie métachromatique dans cette rubrique.

Statut : En cours – Recrutement des patients

Médicament expérimental : AAVrh10cuARSA, vecteur viral inactivé avec le gène ARSA normal

Objectif : Évaluer la tolérance et l’efficacité du traitement

Médecins responsables

  • Pr Patrick Aubourg, CHU Bicêtre Paris Sud and Inserm U986, Le Kremlin-Bicêtre, France
  • Dr Caroline Sevin, CHU Bicêtre Paris Sud and Inserm U986, Le Kremlin-Bicêtre, France
  • Dr Nathalie Cartier-Lacave, Inserm U-986, Fontenay-aux-Roses, France
  • Pr Michel Zerah, CHU Necker and and Inserm U986, Paris, France
  • Dr Thomas Roujeau, Hôpital Gui de Chauliac, Montpellier, France

Début de l’essai : 1er Mars 2013
Lieu de l’essai : Service de Neuropédiatrie (Pr. P. Aubourg), CHU Bicêtre Paris Sud, Le Kremlin-Bicêtre, France et service de Neurochirurgie (Pr. M. Zerah), CHU Necker, Paris, France
Financements : ELA, PHRC,  Inserm
Référence : NCT01801709

Patients
5 enfants atteints d’une forme précoce de leucodystrophie métachromatique (MLD)

Protocole de Recherche Clinique
L’administration du médicament expérimental dans le cerveau sera réalisée lors d’une intervention neurochirurgicale, sous anesthésie générale, par 6 petits orifices (de 2 mm) à travers l’os du crâne, permettant de réaliser 12 dépôts simultanés du médicament expérimental dans le cerveau.

Critères d’inclusion 

  • Filles ou garçons avec une forme précoce de la MLD
  • Enfants âgés entre 6 mois et 5 ans
  • Diagnostic de MLD confirmé

 Critères d’exclusion

  • Critères spécifiques à la forme de la MLD
  • Si âgé de plus de 16 mois à l’inclusion, incapacité à marcher quelques pas seul OU incapacité à marcher quelques pas avec aide d’un seul côté associé à l’incapacité à se mettre debout seul
  • Participation à un autre essai thérapeutique pour la MLD
  • Contre-indication aux différents examens réalisés au cours de l’essai (IRM, anesthésie, potentiels évoqués)
  • Toute autre condition médicale cliniquement significative

Source: ClinicalTrials.gov

Comme pour l’essai de thérapie génique dans l’adrénoleucodystrophie, les patients sont greffés avec leurs propres Cellules souches" class="glossy" title="cellules pouvant donner des cellules spécialisées (différenciation) et pouvant se renouveler indéfiniment. Les cellules souches pluripotentes induites sont des cellules souches fabriquées en laboratoire à partir de cellules adultes reprogrammées." >cellules souches de moelle osseuse préalablement corrigées à l’aide d’un vecteur lentiviral.

Statut : En cours – Recrutement des patients sur invitation
Objectif : Evaluation de l’innocuité et de l’efficacité du traitement
Médicament : Vecteur lentiviral avec le gène humain ARSA normal
Référence : NCT01560182

Médecins responsables

  • Dr Alessandra Biffi, Pédiatre au Unité d’Immunohématologie Pédiatrique et de Transplantation de Moelle Osseuse du HSR.
  • Dr Maria Sessa, Neurologue dans le service de Neurologie au HSR.
  • Dr Attilio Rovelli, Directeur du Centre de Transplantation de Moelle Osseuse dans le service de Pédiatrie, Hôpital San Gerardo, Monza.
  • Pr Luigi Naldini, Directeur du HSR-TIGET
  • Pr Maria Grazia Roncarolo, Directeur Unité d’Immunohématologie Pédiatrique et de Transplantation de Moelle Osseuse du HSR.

Début de l’essai : Mars 2010
Fin estimée de l'essai: Octobre 2022
Lieu de l’essai: Unité de Recherche Clinique Pédiatrique du HSR-TIGET & Unité d’Immunohématologie Pédiatrique et de Transplantation de Moelle Osseuse du HSR, Fondazione Centro San Raffaele del Monte Tabor, Milan, Italie.
Promoteur : GlaxoSmithKline
Financements : Italian Telethon Foundation, ELA

Patients
20 enfants avec un diagnostic de MLD confirmé par dosage de l’activité enzymatique ARSA ou par analyse génétique

Formes de la maladie concernées:

  • enfants avec une forme infantile tardive pré-symptomatique,
  • enfants avec une forme juvénile précoce pré-symptomatique ou dans les 6 mois après le début des symptômes

Traitement expérimental en 4 phases

  • Prélèvement de moelle osseuse chez le malade et isolation des cellules souches à traiter;
  • Manipulation des cellules et transfert du gène aux cellules avec le vecteur lentiviral;
  • Traitement myéloablatif du malade (Destruction de la moelle osseuse);
  • Réinjection des cellules manipulées chez le patient (Autogreffe).

Source : ClinicalTrials.gov

Consultez les résultats intermédiaires de l'essai (pages 6-7)

Cette étude consiste à apporter toutes les 2 semaines l’enzyme normale ARSA humaine au niveau du liquide céphalorachidien d’enfants atteints de leucodystrophie métachromatique.

Statut : En cours - Recrutement des patients fini

Type d'étude : Etude de phase I/II multicentrique, ouverte avec doses ascendantes de médicament

Médicament :  HGT-1110, formulation d’enzyme humaine ARSA normale pour injection par voie intrathécale.

Référence : NCT01510028

Objectif : Déterminer l'innocuité de doses ascendantes de HGT-1110 administré par injection intrathécale pendant 38 semaines chez des enfants avec une leucodystrophie métachromatique.

Lieu de l’essai

  • Hôpital de l'Université de Copenhague, Copenhague, Danemark
  • Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France
  • Universitats-Kinderklinik Tubingen, Baden-Wuerttemberg, Allemagne

Directeur de l'étude : Dr Eric Crombez,  Shire Human Genetic Therapies, Inc.

Médecins responsables

Début de l'étude : Septembre 2012

Fin de l'étude estimée : Mars 2015

Promoteur: Shire Human Genetic Therapies, Inc.

Patients

18 patients maximum participeront à l'essai. Tous recevront le traitement HGT-1110. Garçons et filles seront éligibles.

Critères d'inclusion

  •  Diagnostic de leucodystrophie métachromatique confirmé à la fois par une déficience en arylsulfatase A mesurée par le test sur les globules blancs et des sulfatides urinaires élevés
  • Apparition des premiers symptômes de la maladie à l'âge de 30 mois ou avant.
  • Être ambulatoire au moment de la sélection des patients (capacité à marcher 10 pas avec une main tenue).
  • Le patient doit être âgé de moins de 12 ans au moment du recrutement.
  • Présenter des signes neurologiques de leucodystrophie métachromatique au moment de la sélection des patients.
  • Le malade et ses parents ou ses représentants légaux doivent pouvoir satisfaire les contraintes du protocole clinique.
  • Les parents ou les représentants légaux du malade doivent signer une lettre de consentement avant l'inclusion.

Critères d'exclusion

  • Greffe de moelle osseuse par le passé.
  • Hypersensibilité connue ou suspectée à l'anesthésie ou risque élevé pour une anesthésie en cas de problèmes au niveau des voies respiratoires ou pour un autre problème médical.
  • Autre problème médical ou maladie sérieuse.
  • Le malade participe à un autre essai thérapeutique dans les 30 jours précédant l'étude pour inclusion dans l'étude.
  • La patiente est enceinte ou allaite son enfant.
  • Le malade a une contre-indication à l'utilisation de l'appareillage spécifique (SOPH-A-PORT Mini S IDDD) qui doit lui être posé.

Traitement expérimental (3 groupes)

  • Groupe 1: 6 patients traités pendant 38 semaines avec 10 mg de HGT-1110 toutes les 2 semaines par injection intrathécale via un appareillage spécifique.
  • Groupe 2: 6 patients traités pendant 38 semaines avec 30 mg de HGT-1110 toutes les 2 semaines par injection intrathécale via un appareillage spécifique.
  • Groupe 3: 6 patients traités pendant 38 semaines avec 100 mg de HGT-1110 toutes les 2 semaines par injection intrathécale via un appareillage spécifique.

Critères d'évaluation

Critères primaires: Innocuité de l'administration de HGT-1110 par voie intrathécale

Critères secondaires

  • Effet de l'administration de HGT-1110 par voie intrathécale sur la fonction motrice
  • Profil pharmacocinétique de HGT-1110 dans le sérum après l'administration d'une seule dose ou de doses répétées
  • Concentrations de HGT-1110 dans le liquide céphalorachidien avant chaque administration par intrathécale

Les patients ayant participé à la totalité de l'essai (jusqu'à la semaine 40) peuvent être invités à participer à l'extension de l'étude (référencée NCT01887938) dont l'objectif est d'évaluer l'innocuité à long terme et l'efficacité d'une administration de HGT-1110 par voir intrathécale chez des patients avec une leucodystrophie métachromatique.

Source : ClinicalTrials.gov

Statut : En cours – Recrutement des patients
Objectif : Etudier la progression de l’atteinte cérébrale de la MLD par de nouvelles techniques d’IRM et corréler les anomalies observées avec des tests évaluant les fonctions motrices et intellectuelles du malade.

Médecins responsables

  • Pr Patrick Aubourg, Service de Neurologie Pédiatrique, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France
  • Dr Caroline Sevin, Service de Neurologie Pédiatrique, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre, France
  • Dr Lucie Hertz-Pannier, Unité de recherche biomédicale, Neurospin, Gif-sur-Yvette, France
  • Dr Laurence Lecomte, Hôpital Necker, Paris, France

Lieu de l’essai: Hôpital Bicêtre, Le-Kremlin-Bicêtre & Neurospin, Gif-sur-Yvette, France
Début de l’essai : Septembre 2010
Durée de participation à l’essai : 6 mois pour les patients MLD et 12 mois pour les contrôles
Financements : AP-HP, ELA
Référence : NCT01325025

Patients

  • 10 enfants entre 1-6 ans avec un diagnostic de leucodystrophie métachromatique inférieur à 18 mois
  • 25 enfants contrôles

Schéma expérimental
2 visites sont programmées :

  • Visite 1 : IRM cérébrale et évaluation des fonctions motrices et cognitives
  • Visite 2 (6 mois après la visite 1 pour les patients MLD; 12 mois après la visite 1 pour les contrôles): IRM cérébrale et évaluation des fonctions motrices et cognitives

Examen IRM
Sa durée ne dépasse pas 60 minutes. L’enfant doit être à jeun au moins 3h avant l’examen. Pour s’assurer de l’immobilité de l’enfant pendant cet examen, un sédatif, l’hydrate de chloral, lui est administré par voie orale ou rectale. Après l’examen, l’enfant restera sous surveillance 1-2h sur place avant son départ.

Source : ClinicalTrials.gov

Essais cliniques pour la maladie de Krabbe



Retrouvez les informations récentes correspondant aux essais cliniques pour la maladie de Krabbe dans cette rubrique.

labo5Le 27 Septembre 2011, la Commission Européenne a désigné le médicament “Galactocérébrosidase recombinante humaine” (Galaczym) de la société ACE BioSciences A/S, une filiale de la société Zymenex Holding A/S comme médicament orphelin pour l’indication: Traitement de la maladie de KrabbeCe médicament est inscrit au registre communautaire des médicaments orphelins sous le numéro EU/3/11/911.

Le 12 Décembre 2011, Galaczym a également obtenu la désignation de médicament orphelin par la Food and Drug Administration (FDA), autorité sanitaire nord-américaine.

La désignation orpheline est une initiative visant à encourager les laboratoires pharmaceutiques à développer des traitements pour les maladies rares. Elle s'accompagne de mesures d'incitation destinées à favoriser la recherche, le développement et la mise
sur le marché du médicament désigné. Elle ne constitue en aucune manière une autorisation d'essai thérapeutique ou de mise sur le marché.

La maladie de Krabbe (aussi appelée leucodystrophie à cellules globoïdes) est une maladie héréditaire due au manque d'une enzyme appelée galactocérébrosidase qui est nécessaire à la dégradation de certains corps gras comme la galactosylcéramide et la psychosine.
L'accumulation de ces substances serait responsable de la destruction des cellules de la myéline à l’origine de lésions dans le cerveau.

PUBLICATIONS OFFICIELLES

Essais cliniques pour la maladie de Pelizaeus-Merzbacher



Retrouvez les informations récentes correspondant aux essais cliniques pour la maladie de Pelizaeus-Merzbacher dans cette rubrique.

C’est le premier essai thérapeutique avec des Cellules souches" class="glossy" title="cellules pouvant donner des cellules spécialisées (différenciation) et pouvant se renouveler indéfiniment. Les cellules souches pluripotentes induites sont des cellules souches fabriquées en laboratoire à partir de cellules adultes reprogrammées." >cellules souches conçu pour traiter une maladie neurodégénérative résultant d'un manque de myéline. Son objectif est de tester l'innocuité et l'efficacité de la transplantation de cellules souches neurales HuCNS-SC® chez des enfants atteints de la maladie de Pelizaeus-Merzbacher. Ces cellules sont des précurseurs neuronaux dérivés du cerveau de fœtus qui ont la capacité de fabriquer des oligodendrocytes, cellules myélinisantes du cerveau.

StemCells, Inc., la société de biotechnologie qui a développé ces cellules, a achevé un essai thérapeutique de phase I en Janvier 2009 où 6 patients atteints de la maladie de Batten, une autre maladie rare, étaient traités de façon similaire et a rapporté des résultats positifs en terme de sécurité. La prise de la greffe et la survie à long terme des cellules dans le cerveau ont également été constatées.

Statut : Clos
Objectif : Tester l’innocuité des cellules transplantées et l'efficacité de cette transplantation
Type d’essai : Thérapie cellulaire
Médicament : Cellules souches neurales humaines
Référence : NCT01005004

Médecin responsable
Dr. David Rowitch, chef du service de néonatalogie à l'hôpital pour enfants de l'Université de Californie à San Francisco et membre du Conseil Scientifique de la Fondation ELA.

Début de l’essai : 23/11/2009
Lieu de l’essai: Service de néonatalogie à l'hôpital pour enfants de l'Université de Californie, San Francisco
Financements : StemCells, Inc.

Patients
4 patients atteints par la forme conatale, la forme la plus sévère de la maladie, participent à cet essai. Les enfants, seulement des citoyens américains ou canadiens habitant en Amérique du Nord, devaient satisfaire les critères d’inclusion suivants pour participer à cet essai thérapeutique :

  • Garçons avec un âge entre 6 mois et 5 ans
  • Tests génétiques confirmant la mutation PLP1
  • Diminution de la substance blanche cérébrale et du volume cérébral par IRM
  • Diagnostic clinique de PMD conatale confirmé
  • Capacité de la famille à suivre le protocole
  • Capacité de la famille à comprendre l’étude et à donner son consentement

Traitement expérimental
Les enfants :

  1. ont reçus une transplantation de cellules souches neurales par neurochirurgie,
  2. reçoivent un traitement par immunosuppresseurs durant les neuf mois suivants pour prévenir le rejet des cellules souches transplantées,
  3. sont suivis de façon intensive pendant un an pour évaluer l'innocuité et la tolérance des cellules transplantées, les effets de la chirurgie et de l'immunosuppression mais aussi pour voir si les enfants montrent des signes d'amélioration clinique.

Différents examens seront utilisés durant cette étude notamment l'IRM afin de suivre la production de myéline, des examens cliniques qui permettront d’évaluer minutieusement la fonction neurologique et des compte-rendus de la part des parents.

Source: ClinicalTrials.gov

Consultez les résultats préliminaires de l'essai (pages 12-13)

Suivi des patients
Des examens IRM du cerveau seront effectués pendant quatre années supplémentaires pour surveiller les problèmes éventuels associés à ces cellules.
Référence de cette étude de suivi: NCT01391637 / Source: ClinicalTrials.gov

Essais cliniques pour les maladies du spectre Zellweger



Retrouvez dans cette rubrique les informations récentes correspondant aux essais cliniques pour les maladies du spectre Zellweger aussi connues comme les maladies avec défaut de formation des peroxysomes. Ces maladies incluent:

Statut : Actif ; Recrutement des patients en cours
Médicament : Bétaïne (ou triméthylglycine)
Objectif : Tester si la bétaïne permet de récupérer les fonctions biochimiques du peroxysome dans le sang

Début de l’essai : Mars 2013
Fin estimée de l’essai : Juin 2014
Analyse des données en cours

Médecin responsable : Nancy Braveman, Hôpital pour Enfants de Montréal, Québec, Canada
Lieu de l’essai : Hôpital pour Enfants de Montréal, Québec, Canada

Financement : Centre médical de l’Université McGill, Orphan Europe
Référence : NCT01838941, RPGDN001

Patients
12 enfants avec une maladie avec défaut de formation des peroxysomes (maladie de Refsum infantile ou adrénoleucodystrophie néonatale) et portant une mutation PEX1-Gly843Asp

Traitement expérimental
Lors de cette étude pilote, la bétaïne sera administrée par voie orale ou via un tube de gastrostomie aux doses suivantes :

  • Pour les enfants de moins de 30 kg : 6 g par jour répartis en 3 prises (2 g, 3 fois par jour)
  • Pour les enfants de plus de 30 kg : 12 g par jour en 4 prises (3 g, 4 fois par jour)

Critères d’inclusion

  • Garçon ou fille
  • Pas de limite d’âge
  • Diagnostic de maladie avec défaut de formation des peroxysomes établi
  • Syndromes cliniques : maladie de Refsum infantile ou adrénoleucodystrophie néonatale
  • Mutation : PEX1-Gly843Asp

Critères d’exclusion

  • Patients avec des mutations autres que PEX1-Gly843Asp
  • Patient déjà traité à la bétaïne

Examens

  1. Mesure de la fonction biochimique des peroxysomes soit :
    • Mesure des acides gras à très longue chaînes dans le plasma
    • Mesure des taux de plasmalogènes dans les globules rouges
    • Mesure de l’acide pipécolique dans le plasma
    • Mesure du profil des acides biliaires dans le plasma

2. Mesure de la croissance et du développement de l’enfant

Contacts
Nancy Braveman    Tel : +1 514 934 1934 (ext. 23404)     e-mail : [email protected]
Dan A. Chiche           Tel : +1 514 575 6958                               e-mail : [email protected]

Source : Clinicaltrials.gov

Essais cliniques ciblant différentes leucodystrophies



Retrouvez dans cette rubrique les informations récentes correspondant aux essais cliniques ciblant différentes leucodystrophies dans un même essai clinique.

Statut: Recrutement des patients en cours
Médicament: L-DOPA
Objectif: Evaluer l’efficacité de la L-DOPA au niveau de la rigidité et de l’akinésie survenant dans un certain nombre de leucodystrophies.

Début de l'essai: Juillet 2013
Fin estimée de l'essai: Juillet 2014
Analyse des données en cours

Directeur de l'étude: Vincenzo Leuzzi, Département de Neurologie Pédiatrique et Psychiatrie, Université Sapienza de Rome, Italie
Investigateurs:

  • Barbara Tavazzi, Institute of Biochemistry and Clinical Biochemistry, Université Catholique de Rome
  • Giuseppe Lazzarino, Division of Biochemistry and Molecular Biology, Department of Biology, Geology and Environmental Sciences, Université de Catane
  • Claudia Carducci, Department of Experimental Medicine, Université Sapienza de Rome
  • Andrea Celato, Department of Pediatric Neurology and Psychiatry, Université Sapienza de Rome
  • Federica Rachele Danti, Department of Pediatric Neurology and Psychiatry, Université Sapienza de Rome
  • Maria Teresa Giannini, Department of Pediatric Neurology and Psychiatry, Université Sapienza de Rome

Lieu de l'essai: Département de Neurologie Pédiatrique et Psychiatrie, Hôpital Umberto I, Rome, Italie
Sponsor: Hôpital Umberto I, Rome, Italie
Financement: ELA Italie (soutien aux malades)

Patients
Cette étude est un essai clinique totalement ouvert. Vu l’hétérogénéité des leucodystrophies et la variabilité des troubles moteurs, les patients ont été distribués en sous-groupes en fonction du stade de leur maladie et de leur atteinte motrice principale. Une comparaison intra-patient avant et après thérapie est effectuée afin d'évaluer l'efficacité clinique du traitement. Tous les malades, garçons ou filles, sans restriction d’âge, reçoivent le traitement.

Protocole expérimental
Temps 0: Recrutement des patients

Temps 1: Evaluation clinique et biochimique

  1. Evaluation des amines biogéniques dans les urines
  2. Outils d'évaluation clinique:
  • Echelle Vineland de Comportement Adaptif
  • Système de Classification de la Fonction motrice (GMFCS)
  • Echelle de mesure de l'ataxie (ICARS)
  • Echelle des troubles dyskinésiques (DIS)
  • Enregistrements vidéos standardisés

3.    Traitement expérimental: Le traitement par L-DOPA/carbidopa est initié à la dose de 1 mg par kilogramme et par jour pendant 15 jours, puis poursuivie avec une dose de 5 mg par kilogramme et par jour les 30 jours suivants. Si nécessaire, de la dompéridone peut être prescrite pour prévenir les désagréments gastro-intestinaux.

Temps 3: Le patient est évalué 45 jours après le début de la thérapie selon le protocole clinique défini.

Temps 4: En absence d’effet clinique satisfaisant après 45 jours de thérapie, le traitement passera à 10 mg par kilogramme et par jour pendant un mois supplémentaire au bout duquel les malades seront à nouveau évalués.

Éligibilité

Critères d'inclusion

  • Patient souffrant d'une leucodystrophie primaire ou d'une leucoencéphalopathie
  • Présence de symptômes handicapants de type akinétique-rigide, hypokinésie, bradykinésie, hypomimie, rigidité, tremblements au repos, dystonie etc.
  • Age > 2 ans

Critères d'exclusion

  • Troubles cliniques sévères sans possibilité d’amélioration motrice
  • Prévalence de déficits spastiques ou périphériques
  • Trouble de fonctions générales (comme difficultés respiratoires ou digestives sévères, instabilité des paramètres vitaux)

Résultats préliminaires
A ce jour, dix patients (sept filles et trois garçons), âgés entre 3 et 16 ans, ont pris part à cette étude. Ils souffrent de :

  • la maladie d’Alexander (un malade),
  • la maladie de Pelizaeus-Merzbacher ou maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like (deux malades),
  • la leucodystrophie métachromatique (trois malades),
  • le syndrome CACH (un malade),
  • la maladie de Krabbe (un malade) et
  • de leucodystrophies indéterminées (deux malades).

Une légère amélioration quant à l’interaction sociale des malades et de leurs troubles moteurs a pu être observée. Ces résultats préliminaires soulignent le résultat d’études antérieures décrivant un rôle marginal mais réel de la L-DOPA dans le traitement des troubles du mouvement dans les maladies de la substance blanche.

Contact: Vincenzo Leuzzi, téléphone: +390644712282 / e-mail: [email protected]