Tout savoir sur les vacances

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La préparation des vacances demande du temps, de l’organisation et bien sûr des moyens financiers. S’il n’est pas simple de choisir sa destination et sa formule, avec une personne en situation de handicap, partir devient souvent compliqué.

 

 

 

 

Ce qu’il faut savoir pour :

Le choix de la destination se fera en fonction du handicap du membre de la famille concerné. Si c’est un enfant, on s’attachera à choisir un lieu qui propose des loisirs adaptés ; si c’est un adulte, on privilégiera probablement des lieux culturels, touristiques.

L’hébergement devra également tenir compte du type de handicap. La présence d’un ascenseur, d’une salle de bain adaptée… peuvent s’avérer indispensable pour passer un agréable séjour. Il faut être très attentif au sens des mots « adaptation » et « accessibilité ». Un hôtel se dira adapté si les toilettes sont équipées d’une barre et/ou si le siphon de la douche est au sol. Mais attention, adapté ne veut pas forcément dire accessible. L’accès à un hôtel adapté peut se faire par des marches et compliquer ainsi vos déplacements. Veillez toujours à poser toutes ces questions lors de la réservation.

 

Le label « tourisme et handicap » :

Gage d’une information fiable et objective de l’accessibilité des sites et des équipements touristiques, le label « tourisme et handicap » est accordé pour un, deux, trois ou quatre handicaps (moteur, visuel, auditif, mental) auquel est associé un pictogramme particulier. Il est attribué pour une durée maximale de cinq ans et renouvelable après un nouveau contrôle.

Les transports :

Rien n’empêche une personne en situation de handicap d’utiliser les moyens de transport mis à la disposition des personnes valides. Toutefois, nous vous conseillons de décrire à votre interlocuteur, dès la réservation, votre situation de handicap. Vous aurez ainsi une information complète sur vos possibilités. Vous pouvez également contacter le comité de liaison pour l’accessibilité des transports et du cadre bâti (www.coliac.cnt.fr), il vous informera sur l’accessibilité des transports, de la voirie, du logement et des infrastructures de tourisme.

Si vous choisissez de voyager en train, sachez que la SNCF dispose d’un service adapté aux personnes en situation de handicap. Ce service peut être sollicité pour aider à la montée et à la descente du train, pour renseigner sur les accès accessibles et sur l’itinéraire le plus adapté. Une information est disponible sur www.voyages-sncf.com.

Si vous optez pour l’avion, des services adaptés peuvent être proposés à condition de préciser lors de la réservation la nature exacte du handicap et le degré d’assistance requise. Les précisions sont à consulter sur www.airfrance.com.

Si vous êtes amenés à prendre le bateau, vous ne devriez rencontrer aucun problème dans la mesure où, au regard de la Loi, les gares maritimes doivent être accessibles.

Enfin, si vous souhaitez louer une voiture, certains organismes proposent aux personnes à mobilité réduite des véhicules spécialement équipés.

Les assurances :

Il faut être vigilant aux clauses des assurances contractées dans le cadre des vacances.

Il faut distinguer les assurances liées au lieu de location de vacances, garantie généralement prévue dans le contrat Habitation de votre résidence principale au chapitre Villégiature ou Séjour Voyage (aucune clause restrictive pour les personnes en situation de handicap), et celles liées à l’assistance aux personnes, qui offrent des couvertures différentes en fonction de la compagnie d’assurance, du contrat souscrit, de la situation… Les fauteuils roulants électriques doivent être également assurés.

Dans tous les cas, et pour éviter les mauvaises surprises, rapprochez-vous de votre assureur. Il vous donnera toutes les informations au regard de votre situation personnelle.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

De nombreuses associations spécialisées dans le tourisme et le handicap sont susceptibles de vous aider à organiser un séjour adapté pour votre proche en situation de handicap. La loi du 11 février 2005 a mis en place un agrément « vacances adaptées organisées » pour les établissements proposant des séjours de vacances pour les personnes handicapées. Il est accordé selon des modalités fixées par décret par le Préfet de Région.

 

A la loi s’ajoutent deux chartes :
- La charte de déontologie pour l'accueil des personnes handicapées dans les structures de vacances et de loisirs non spécialisées : elle est signée par 78 organismes qui s’engagent à tout mettre en œuvre pour un accueil adapté avec un personnel qualifié.
- La charte nationale de qualité du tourisme et des loisirs adaptés pour adultes en situation de handicap : elle oblige les organismes sociaux de tourisme et les associations qui organisent des séjours adaptés à respecter la législation en vigueur : les personnels doivent être formés, l’hébergement adapté, le service, l’accueil et l’accompagnement garantis et les traitements médicaux assurés.

 

Quelques grandes associations sont spécialisées dans ce type d’accueil et proposent des séjours adaptés :
- AFCV (Association Familiale des Centres de Vacances),
- APAJH (Association Nationale pour Adultes et Jeunes Handicapés),
- APF (Association des Paralysés de France),
- UFCV (Union Française des Centres de Vacances et Loisirs),
- MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale) que l’on soit adhérent ou non

A noter que plusieurs associations fédèrent des centres de vacances spécialisés dans l’accueil des personnes handicapées.

Les vacances représentent souvent un coût important, surtout lorsqu’il faut faire appel à des structures adaptées et spécialisées.

 

- Que vous soyez dans une situation de handicap ou non, la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) aide les familles, sous condition de ressources, à partir en vacances. Elle aide également les enfants à accéder à des activités de loisirs et à partir en vacances collectives. Si vous avez droit à ces aides, vous en avez été informés par courrier dès la mi-février. Vous n’avez pas besoin d’en faire la demande.
Vous pouvez également solliciter les services sociaux de votre secteur : conseils généraux et régionaux, Caisse Centrale d'Activités Sociales (CCAS) de votre commune. Ces institutions peuvent éventuellement vous apporter un soutien financier.

- Si un de vos proches ou vous-même êtes en situation de handicap, vous pouvez solliciter la MDPH. Si vous êtes bénéficiaire de l’allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), les surcoûts engagés peuvent être pris en charge. Si vous bénéficiez de la PCH, vous pouvez solliciter l’élément 4 de cette prestation (charge exceptionnelle), l’élément 1 (aide humaine) pour les besoins en tierce personne, et l’élément 2 (transports).
Si vous ne bénéficiez d’aucune de ces deux prestations ou que vous ne pouvez pas solliciter des aides supplémentaires, chaque MDPH dispose normalement d'un Fonds Départemental de Compensation du Handicap. Celui-ci peut prendre en charge tout ou une partie du surcoût lié au handicap. Il vous suffit d'adresser un courrier à votre MDPH en décrivant précisément votre projet de vacances et en distinguant clairement les coûts et les surcoûts.

- Il est également possible de se rapprocher des caisses primaires d’assurance maladie. Elles disposent de services sociaux qui, en application de la loi du 11 février 2005, peuvent prendre en charge d'éventuels frais de transports adaptés.

- Si vous disposez d’une mutuelle, vous pourrez éventuellement, d'une ligne budgétaire sociale, destinée à honorer les demandes d'aides exceptionnelles de leurs adhérents.