Prix Ambassadeur : Jean-Claude Sallandre, professeur d’EPS, raconte son expérience



Publié le Mardi 25 mars 2014

Depuis sa création en 2006, le Prix Ambassadeur d’ELA est devenu un rendez-vous incontournable pour Jean-Claude Sallandre, professeur d’Education Physique et Sportive (EPS) au Collège Albert Camus de Genlis (21). A la veille de la 9e édition, il nous raconte sa vision de cette cérémonie nationale qui clôture la campagne citoyenne et solidaire « Mets tes baskets… à l’école ».

En quoi consiste la campagne « Mets tes baskets… » dans votre collège ?

La sensibilisation commence en classe : les professeurs de Français font la dictée d’ELA aux élèves, les professeurs de Science de la Vie et de la Terre projettent un DVD pédagogique sur la maladie et les professeurs d’Arts Plastiques organisent un concours de dessin pour élire le plus beau dossard qui sera utilisé pendant le cross solidaire, le deuxième temps fort. Nous organisons cette course de A à Z avec trois autres professeurs d’EPS, et distribuons en parallèle des carnets de parrainage aux enfants pour qu’ils collectent un maximum de dons. Enfin vient le temps de la récompense avec la nomination d’un élève qui représentera ses camarades au Prix Ambassadeur d’ELA en fin d’année scolaire.

Qui sélectionne l’élève ambassadeur et sur quels critères ?

Les professeurs d’EPS désignent un élève de 3e qui a collecté le plus d’argent possible depuis la 6e, mais qui s’est aussi particulièrement illustré pour ELA en s’impliquant tout au long de l’année. Et tout cela n’a absolument rien à voir avec les résultats scolaires : on peut être en difficulté et être nommé ambassadeur, comme ce fut le cas, une année, d’un élève de Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté (SEGPA) ! Ces critères, nous les avons définis librement.

Concrètement, quel est son rôle ?

Etre ambassadeur, c’est un projet au long cours. Le jour J, il représente l’établissement auprès des familles concernées par la maladie, mais aussi des parrains présents. Puis, quand il rentre au collège, il suscite l’admiration de ses camarades en faisant le récit de son aventure. Et l’année suivante, quand il rentre en classe de 2nde, il communique sur l’opération « Mets tes baskets… » aux journées portes ouvertes de son lycée.

Quelle importance la cérémonie nationale a-t-elle pour les établissements scolaires ?

Elle est primordiale pour faire connaître leur démarche solidaire en faveur des jeunes en situation de handicap. D’autant qu’il y a beaucoup d’invités, notamment des recteurs d’académie. Le Prix Ambassadeur d’ELA, c’est l’aboutissement de toute une année de mobilisation.

S’engager pour la cause d’ELA, c’est souvent l’occasion de faire de belles rencontres avec les familles concernées par la maladie. Avez-vous tissé des liens particuliers au fil des années ?

Oui, je suis personnellement en contact avec deux familles qui habitent Dijon. Tous les ans, je les invite à la Dictée d’ELA pour qu’ils témoignent de leur quotidien. Ils reviennent ensuite à la cérémonie de remise de chèque que nous organisons au sein du collège chaque année après le Prix Ambassadeur. Ce sont des moments très conviviaux !

L’édition 2014 se tiendra à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris le 4 juin prochain. Serez-vous de la partie ?

Si ma santé me le permet, je n’y manquerai pas ! J’ai une petite idée de l’élève qui sera notre ambassadeur 2014. Et je travaille d’ores et déjà sur le contenu de la prochaine édition de la campagne « Mets tes baskets… ». J’aimerais beaucoup réunir mes anciens ambassadeurs avant de partir à la retraite. Mon objectif est de donner l’envie aux générations futures de faire perdurer cette belle tradition dans notre établissement après mon départ !

Si vous avez participé à la campagne 2013-2014 et que vous souhaitez vous inscrire au Prix Ambassadeur ELA 2014, cliquez ici.