Christine Blanchard, professeur de technologie, raconte son « Mets tes baskets… »



Publié le Mercredi 19 novembre 2014

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Depuis octobre 2008, ce professeur de technologie sensibilise les élèves du Collège Dupanloup de Boulogne-Billancourt (92) au combat d’ELA à travers l’opération « Mets tes baskets et bats la maladie ». Avec une cousine concernée par la maladie, le lien avec l’Association ELA s’est fait tout naturellement. Aujourd’hui, la Dictée d’ELA et le cross d’établissement sont devenus une « institution », comme elle aime le dire. Elle nous raconte son « Mets tes baskets… ».

 

 

Depuis combien de temps participez-vous à l’opération « Mets tes baskets et bats la maladie » ?

Cela fait sept ans cette année. C’est presque devenu une institution ! A tel point que les élèves réclament de participer chaque année. Nous sensibilisons d’abord les élèves de 5e en octobre par la diffusion d’un DVD expliquant la maladie. Puis ils participent à la Dictée d’ELA rédigée spécialement pour l’événement par un écrivain de renom. Cette dernière, temps d’échange avec les parrains et/ou les familles de l’association, lance l’appel aux dons. Un maximum d’élèves est alors amené à collecter des fonds, par l’intermédiaire de carnets de parrainage, jusqu’en janvier. Puis, en juin, une journée sportive, avec une course le matin et un tournoi sportif l’après-midi, est organisée. Une façon symbolique et festive pour les élèves, mais également pour les professeurs, de chausser leurs baskets quand d’autres ne le peuvent plus.

Pourquoi avoir choisi de soutenir l’Association ELA ?

C’est ma cousine Christelle, mère de deux enfants atteints d’une leucodystrophie, qui m’a parlé de cette opération proposée par ELA. Quand elle m’a dit que l’association l’aidait beaucoup au quotidien, j’ai compris que l’on pouvait faire quelque chose de concret pour toutes les personnes concernées par ce handicap. Et comme mon programme de technologie de l’époque comprenait un projet humanitaire, j’en ai parlé à M. Trévinal, le directeur de l’établissement, et il m’a immédiatement donné son feu vert.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans l’opération ?

La facilité d’organisation, notamment le fait d’être libre de participer à la Semaine ELA très médiatisée en octobre, puis de continuer le combat à un autre moment dans l’année. Pour tous les élèves du collège, cela représente un projet scolaire sur toute l’année. Et cela arrange bien les professeurs d’EPS qui, en juin, ont plus de temps à donner pour organiser le cross et le tournoi sportif. Le reste du temps, ils sont très occupés par les compétitions sportives. Et l’Association ELA nous envoie de la documentation, des banderoles et des dossards, ce qui renforce, chez les élèves, leur sentiment d’appartenance à un groupe qui se bat officiellement pour une bonne cause toute l’année.

La présence des parrains et des familles est-elle importante ?

Bien sûr, quand c’est possible, les élèves sont toujours heureux de croiser des personnalités au moment de la Dictée d’ELA, comme cela a été le cas avec l’animatrice TV Sandrine Quétier cette année. Mais ce qui touche plus profondément les élèves, c’est la présence de familles concernées par la maladie. Leur témoignage au moment de la Dictée est primordial. Il permet de faciliter les débats et d’ouvrir la conscience des jeunes sur la maladie et le handicap. Les élèves sont toujours très émus de rencontrer des enfants en situation de handicap. Au cross, les familles sont également présentes. Il s’y passe toujours des scènes extraordinaires où l’on voit, par exemple, des enfants en fauteuil faire un effort pour participer à leur manière à la course. Et tous les élèves leur donnent un coup de main pour y arriver. C’est là qu’ils apprennent concrètement ce qui signifie le mot « solidarité » ! Et les parents d’élèves sont fiers de voir leurs enfants aussi investis.

Quels conseils donneriez-vous aux établissements scolaires qui souhaitent rejoindre le combat ?

Je leur dirai qu’il ne faut pas avoir peur que ça cafouille la première année. Ce n’est pas forcément évident de faire en sorte que tout fonctionne comme on le souhaite. Il faut garder en tête que cette opération n’est pas une compétition, mais une grande fête. L’idée, ce n’est pas de gagner, mais de participer. Et pour recevoir la visite de parrains ou de familles, il ne faut pas hésiter à les solliciter soi-même. Et rappelez-vous : il y a plus de chances pour que les gens aient des disponibilités aux beaux jours qu’en octobre, au moment où la plupart des établissements participent à l’opération pendant la Semaine ELA. Cela a des avantages d’organiser l’opération en deux temps tout au long de l’année scolaire !

> Il est encore temps de s’inscrire à l’opération « Mets tes baskets et bats la maladie ». Plus d’infos ici.