Bastien, dans la peau d’un ambassadeur



Publié le Vendredi 30 mai 2014

A seulement 14 ans, Bastien Daud’hui est un jeune garçon sur lequel on peut vraiment compter. En classe de CM2, déjà, il s’investissait dans la campagne solidaire « Mets tes baskets et bats la maladie ». Aujourd’hui élève de 4e à l’ensemble scolaire Sainte-Bernadette de Clermont-Ferrand (63), il a permis de collecter une belle somme pour soutenir ELA. Ce qui le motive ? « Je veux faire avancer la recherche, car j’ai le privilège de ne pas être malade, de pouvoir être debout », clame-t-il fièrement. Récemment nommé ambassadeur par ses professeurs, il participera pour la première fois à la cérémonie du Prix Ambassadeur ELA le 4 juin prochain à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris. Il nous raconte ses attentes avant le jour J.

 

Raconte-nous ton histoire avec ELA.

La première fois que j’ai entendu parler de l’association, j’étais en classe de CM2. Avec mes camarades, j’ai participé à une course solidaire qui m’a beaucoup plu. D’autant que je suis un peu sportif : je pratique le judo et l’athlétisme. Et je rêve de devenir un jour professionnel. L’année suivante, au collège, j’ai couru de nouveau pour les enfants d’ELA. Je me suis même amusé à collecter des dons auprès de mon entourage. Mais je ne m’étais pas encore beaucoup renseigné sur l’association. J’ai commencé à m’y intéresser vraiment en classe de 5e. Cette année-là, j’aurais dû être ambassadeur, mais cela a été annulé. Alors je suis content de pouvoir assister à la cérémonie cette année, car je me suis donné à fond pour y arriver.

Pourquoi as-tu eu envie de prendre part à la cause d’ELA ?

J’ai des jambes qui fonctionnent, alors que les malades, eux, ne peuvent plus s’en servir. J’aime l’idée de mettre mes baskets afin de courir pour eux. C’est symbolique !

Comment s’est déroulée la campagne « Mets tes baskets… » dans ton collège ?

D’habitude, je participe à la fois à la Dictée de sensibilisation et à la course à pied. Cette année, je n’ai fait que la Dictée, car il y avait beaucoup de monde qui participait déjà au cross. Mais mes camarades de 4e et moi-même avons aidé à la réalisation de cette opération.

Quel a été ton secret pour collecter autant de dons ?

Je démarchais ma famille, mes amis, mes voisins… en leur expliquant clairement la maladie et en leur montrant que l’on peut aider de façon très simple.

D’après toi, pourquoi as-tu été élu ambassadeur ?

Chaque année, je m’implique de plus en plus dans cette campagne solidaire. Je pense que c’est pour cette raison que mes professeurs m’ont nommé ambassadeur.

Quel sera ton rôle exactement ?

Mon objectif, le jour J, c’est de représenter l’ensemble de mes camarades de classe. Ils se sont tous beaucoup investis pour les familles d’ELA, et ils méritent tout autant que moi d’être à Paris le 4 juin pour assister à la cérémonie de remise du Prix ambassadeur. Alors, pour leur rendre hommage, j’ai prévu de venir avec la photo de chaque classe de mon collège pour l’occasion !

Quelles sont tes attentes lors de cette cérémonie ?

Je suis tellement content, c’est un honneur pour moi. En plus, je ne connais pas Paris. Je n’ai jamais vu la Tour Eiffel en vrai ! Alors je suis très excité et impatient d’être au 4 juin. Je sais que le jour de la cérémonie, il y aura des parrains de l’association. Mais ce que je veux, surtout, c’est rencontrer les familles touchées par la maladie pour leur parler, les comprendre et leur apporter un peu de soutien.

Comment prépares-tu ton retour au collège ?

Après la cérémonie du 4 juin, il est prévu que je fasse la tournée de toutes les classes du collège pour raconter mon histoire à mes camarades. J’aimerais qu’ils soient autant touchés par cette association que je le suis moi-même. Mon message, c’est de leur dire : « On est jeune, on peut bouger, on a la vie devant nous, alors levons-nous pour ceux qui ne le peuvent pas ! » Et j’aimerais aussi en profiter pour les remercier de m’avoir soutenu car, pour pouvoir payer mon billet de train aller-retour, ils ont été nombreux à se mobiliser en organisant une vente de gâteaux.

L’an prochain, vas-tu repartir pour ELA ?

Tant que je serai au collège et que mes professeurs organiseront des opérations pour ELA, je m’impliquerai au maximum ! Je veux aussi montrer aux plus jeunes qu’il faut aider les malades, qu’on aurait pu être comme eux, et qu’il faut commencer dès aujourd’hui à soutenir l’association.

Qu’aimerais-tu dire aux familles d’ELA ?

Je les admire beaucoup. Leur combat contre la maladie est difficile, mais ce qu’ils font pour leurs enfants, c’est magnifique, indescriptible. Ce qui m’attriste, c’est de constater tous les jours que l’on se plaint pour des bêtises alors que l’on est en bonne santé. On devrait apprendre à voir que ça va bien !